(Et les imbéciles étaient heureux d’avoir le droit de se boucher le nez !)
« Ça a débuté comme ça. » écrivait Céline dans le plus grand roman du 20e siècle. Un incipit en 5 mots qui allait changer la littérature à jamais. Les seules copies restantes aujourd’hui sont à l’Université René-Lévesque, sans droit d’emprunt.
Moi, si je devais raconter à l’un de mes petits enfants, comment fut fondé le VÉNÉZUÉBEC, en 2023, je débuterais ainsi : « Ça s’est mis à chier quand… »
Mais je fabule : je sais qu’il ne viendra pas parce que je suis interdit de fréquentation… Condamné ! J’avais écrit un pamphlet avec son père. Je ne sais pas ce qu’il est devenu depuis notre dernière arrestation…
Ça irait comme ça :
Écoute mon petit : ça s’est mis à chier quand le Parti au pouvoir (qui s’appelait la CAQ) a fermé l’Assemblée Nationale, se débarrassant momentanément des partis d’opposition parce qu’il y avait un virus qui vagabondait. Les imbéciles du peuple ont applaudi la mesure : imaginez s’il fallait qu’un élu soit infecté par un virus ; pire s’il fallait qu’ils le soient tous… Qui gouvernerait ? Qui déciderait ? Éventualité improbable qu’ils ne pouvaient concevoir.
Ça a pas été long que le gouvernement a tout fermé : écoles, commerces, bureaux et usines… Ils ont été assez brillants pour laisser les essentiels ouverts, mais avec toutes sortes de règles innocentes… Le monde (surtout ceux qu’on appelait les baby-boomers, les vieux qui ont donné vie à Gargantuétat) se garrochaient pour acheter des dizaines de paquets de papier torche-cul, pas de la bouffe : du P-CUL !
Un comportement irrationnel qui s’explique par le sentiment d’abandon ; les Camarades-Contribuables se sont sentis abandonnés par leur État, et comme ils voyaient les bureaux des institutions gouvernementales fermer les uns après les autres, ils perdaient leurs repères ; ils n’avaient plus de guides et ne se sentant plus en sécurité ils se sont mis à acheter compulsivement des paquets de P-CUL… Pas des guns, du torchecul !
C’était triste à voir. Je te le dis mon p’tit gars : un chat qui se serait tapé un cycle complet dans une lessiveuse frontale ; extra spin, aurait eu l’air moins perdu en sortant, même après le coup d’pied au cul de la Germaine en beau calvert !
À la télé, je me souviens de ce vieux bonhomme qui avait le regard stupide et paniqué d’une truite dans un bac à sable, il s’expliquait dans une file d’attente :
« Ouain, mé y a parsonne qui nous dit que faire, on l’sé pas kessé qui faut faire… L’gouvarnement y fait rien, y laisse ça aller… »
D’après-moi il a été entendu !
Faut que tu saches que l’un des symptômes de ce Coronavirus était la perte d’odorat. La majorité des Camarades-Contribuables du Québec n’ont pas senti l’effluve de totalitarisme qui planait sur la vieille capitale… Ils avaient peur parce qu’on leur faisait peur…
Ne grimpe pas dans les rideaux tout de suite, tu auras de quoi un peu plus loin.
Évidemment, en 2020 on ne parlait pas de Totalitarisme hitlérien, stalinien ou de Fascisme mussolinien… Les grands Dictateurs. Non ! On parlait de « Gouvernement Éco-Responsable », une sorte fascisme vert citoyen ! Les imbéciles avaient peur que la planète devienne invivable en 2030 si « on ne faisait rien »… On est en 33 et le ciel est encore bleu !
Mais avant de s’enforcer et de te donner la nausée, on va essayer de définir le Totalitarisme…
C’est un régime politique à Parti Unique, qui n’admet aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société… Comme ici !
Remarques que la différence entre confisquer et contrôler est faible, ce qui explique pourquoi les Camarades-Contribuables se sont sentis en sécurité dès la première mesure en 2020, en mars si ma mémoire est bonne !
Les caractéristiques habituellement observées en régime totalitaire sont : le monopole idéologique, c’est-à-dire la conception d’une Vérité qui ne supporte aucun doute, ne tolère aucune critique, et qui est imposée à tous. Le Système ne peut pas avoir tort…
Le Parti Unique contrôle aussi la totalité de l’appareil étatique, c’est-à-dire dispose de l’ensemble des moyens de communication de masse utilisés comme des instruments de propagande.
Bon… Pendant la pandémie, aucun journaliste n’a osé défier Le Grand Timonier (qui à l’époque s’appelait Legault) et le bon Camarade-Docteur (lui c’était un dénommé Arruda) avec des questions cinglantes, ou n’a osé décrier les mesures mises en place. Zéro plus une barre !
Pourquoi ?… Rien de plus normal, puisqu’il est mal vu de mordre la main qui te nourrit. L’État finançait un fort pourcentage du salaire des journalistes, et seuls les plus enclins à suivre la Doxa sanitaire étaient admis, et autorisés à questionner la Fine Équipe. En 2020, Gargantuétat ne pouvait t’obliger à écrire ce qu’il voulait lire, mais il pouvait te subventionner assez grassement pour que tu le fasses dans l’allégresse !
Il y a encore plus longtemps, l’État tuait ses opposants, depuis le début des années 2000 il les àchète ; c’est plus profitable et plus propre !
Bref, un Parti Unique est dirigé, idéalement, par un chef charismatique, autour duquel est formé un « culte du chef », faisant de lui plus qu’un simple dictateur, mais un Guide pour son peuple, lui seul connaissant la voie à suivre.
En 2020, les journalistes ont fait d’un politicien soporifique (le Camarade-Premier-Ministre François Legault) un chef au ton « rassurant » en le montrant au peuple comme le « bonus pater familias » dont tous rêvaient. Un pantin 51% péquiste et 49% libéral ou l’inverse selon le dossier. Ça ?… C’était les deux vieux partis politiques qui ont scrappé le Québec.
Le Camarade-Legault, ex-péquiste, avait formé un parti de droite molle ou de gauche douce : la CAQ ! Une belle bande d’insignifiants qui ont profité d’une période d’écœurement populaire pour prendre le pouvoir… Je te raconterai un autre jour.
Pendant la pandémie, il y avait le feuilleton télévisé de 13h, pour que le peuple puisse aduler son nouveau Dictateur de Velour : François-là Legault. (Parce qu’il disait toujours « là » sur un ton infantilisant que le peuple aimait !) Mais il n’était pas seul…
Faut que je te parle du Cocktail Arruda…
Mais avant, une anecdote historique sur l’URSS… Ça c’est un pays qui fonctionnait comme le nôtre, mais bien avant…
Leur Chef s’appelait Staline, un vrai fou à lier, un monstre ! Le Petit Père du Peuple, comme on le surnommait, avait un bras droit : Viatcheslav Mikhaïlovitch Molotov, MOLOTOV, comme le cocktail incendiaire lancés par les voyous lors des manifs libertaires interdites…
En fait, le nom de ce type de bombe est une réponse finlandaise à une déclaration du Camarade-Molotov qui avait affirmé que l’URSS ne lançait pas de bombes sur la Finlande, mais transportait simplement par avion des provisions pour les Finlandais affamés. L’URSS a attaqué la Finlande par surprise le 30 novembre 1939, deux jours après avoir rompu le traité de non agression. Cul-de-fer comme on l’appelait vivait très bien dans le mensonge et l’hypocrisie. Il a eu une belle carrière.
Le Camarade-Docteur Arruda vivait aussi bien dans le mensonge et l’hypocrisie, mais pas forcément les siens. Ce petit Potentat lèchait les bottes de l’OEMESSE : une poufiasse vénale qui offrait son cul à n’importe quel pays prêt à payer. Aujourd’hui tu la connais sous le nom NOMSS (Nouvelle Organisation Mondiale de la Sécurité Sanitaire)… C’est pas le même chien, mais c’est la même merde !
L’OEMESSE mentait comme elle émettait des recommdations, c’est-à-dire trop… Elle était aussi croche et tordue politicien ; plus corrompue qu’un mafieux qui se respecte ! Et notre Potentat Arruda, fidèle à l’Organisation, aurait été un modèle d’honnêteté et de rectitude ? Bullshit… Fallait l’entendre dire (dans une vidéo privée qu’ils ont tout fait pour effacer dans les jours suivants) que lui, la tartelette, n’avait pas peur d’attraper le virus, pendant qu’il ouvrait un cadeau offert par un admirateur… Un brasseur s’était rabaissé à produire une bière à son éffigie ! Ce docteur patenté faisait la promotion de la peur populaire… Car elle poussait les gens à ne pas sortir de leur demeure, c’était plus facile pour détruire les commerces et les rendre dépendant de l’État…
Tu vois où je veux en venir ?
Le Camarade-Contribuable de l’époque était à ce point incapable de prendre en charge sa propre vie, il était tellement conditionné à dépendre des institutions de l’État (pour le bien de tous) et il avait tellement peur de tout, qu’il se foutait de ce qu’il advenait de ses libertés…
L’imbécile voulait toujours payer plus d’impôts et de taxes pour ne pas que son État chéri, son Protecteur, ne le libère et ne l’abandonne seul avec lui-même !
C’était à lever le cœur d’entendre le Dictateur de Velour, mais surtout le Cocktail Arruda, encourager la délation citoyenne à la Stasi québécoise (Sq), et les lâches (qui auraient dû pourrir de honte dans la plus infecte des fosses septiques) ont jouit dans un sentiment du devoir accompli ; en bons Camarades-Délateurs…
Tu vois, ils voulaient faire de l’ancien Québec un Pays sécuritaire. Un pays fermé hermétiquement à toute politique, prônant les libertés et autres responsabilités individuelles, à toute économie de marché et liberté d’opinion, de parole, de différence et de création : un Québec où tout ce qui n’est pas interdit nécessite un permis…
Ces deux hypocrites sont les pères fondateurs du VÉNÉZUÉBEC… Y a pas de quoi être fier de leur gâchis !
Mon p’tit gars, cette bergerie est votre pays maintenant !
Mais surtout, ne dit à personne que tu es venu me voir sans ton badge de géolocalisation… Les Camarades-Déprogrammés comme ton grand-père sont des infréquentables…
Sauve-toi loin d’ici…
Par Louis W. Korsakoff

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Merci Louis K. Mais ça fait froid dans le dos tellement c’est criant de vérité….😥