En 2020, écrire ou parler sans « filtre » est un sport dangereux…
Dans une vidéo oueb Dieudonné bardasse allègrement l’éditorialiste, et peurologue patenté de Québécor, Richard Martineau.
La varlope vous offusque ?
« Pauv’ p’tit y ne méritait pas ça… » Ben oui ! Martineau veut voir sa face à la télé, veut donner son opinion partout ? Il a eu le retour que toutes les têtes heureuses qui émettent leurs opinions risquent et/ ou méritent.
Moi, Louis W. Korsakoff, inclus… parce que je prône la liberté d’expression, j’encourage le délit d’opinion ; j’aime l’humour caustique et provocateur. Un homme d’affaire très mal vu m’a déjà traité de « P’tit con ! »
Bref, tous les Dieudo, Mike Ward, Jeff Fillion, Dom Maurais, André Arthur, Michel Hébert ou Richard Martineau (et bien d’autres encore) doivent être libre de confronter la pensée unique ; de rire de qui ils veulent, d’écrire – de dire – ce qu’ils ont envie ou ce qu’ils savent, sans se soucier de savoir s’ils seront emmerdés (ou pas) par le Soviet Suprême de l’Amérique de l’Est (le Québec), et son D.A.D.A., la Désolante Armée des Dénonciateurs Anonymes.
J’offre des cartes blanches à tout le monde parce que j’ai assez de jugement pour être le seul arbitre autorisé à décider si ce que je lis – ou j’écoute – me convient ou pas.
Dans le cas où ça ne me convient pas, (exemple : ce gaspillage éhonté de papier par le Camarade-Député GND, livre trop mauvais même pour finir comme sous-verre), je n’ai pas à exiger la censure du propos ou de celui qui le tient ; j’ai la possibilité d’aller voir ailleurs, alors j’exerce ce privilège. GND a le droit d’écrire toutes les inepties qui lui passent par la tête, la façon dont il perd son temps ne regarde que lui…
Si tous font comme moi et se détournent de ce propos qui dérange, cette voix s’éteindra d’elle-même. Ça f’ra patate comme disait l’autre !
Si, au contraire, le propos ne choque pas les contribuables ou gagne en popularité, c’est que je suis de la minorité ; alors, sois je passe outre le propos qui confronte mes valeurs et vaque à mes occupations comme un pion, sois je me ramasse une chiée d’arguments afin d’affronter l’opinion opposée. Toujours avec le but de débattre dans le respect et la courtoisie.
KORSAKOFF PENSE QUE :
APPELER À LA CENSURE DE CELUI QUI TIENT UN DISCOURS DIVERGENT, C’EST DÉMONTRER SON INAPTITUDE À SE FORGER DES ARGUMENTS PLUS SOLIDES QUE CEUX DE SON ADVERSAIRE, C’EST VOULOIR COMBLER SA PROPRE CARENCE INTELLECTUELLE EN DÉNONÇANT UN PROPOS PRÉALABLEMENT SORTI DE SON CONTEXTE, AFIN DE FAIRE MAL PARAITRE CELUI CONTRE QUI LE DÉBAT EST PERDU D’AVANCE. LA CENSURE N’EST QUE LÂCHETÉ ET MALHONNÊTETÉ INTELLECTUELLE, QUI SE CACHENT DERRIÈRE LE MASQUE DE LA MORALE ET DU BON GOÛT.
Ceci étant dit, revenons sur nos deux clowns du début.
Dieudonné Mbala Mbala : Humoriste.
J’aime bien son style. Je ne m’en cache pas, je n’en n’ai pas honte. On me le reproche souvent quand on cherche à me faire la morale ; rien à branler ! « Tu te tais, tsut tsut, boucle-la ! » Vieille anecdote : j’ai déjà échangé avec lui… On a eu un bon ami (réel) en commun, et les deux sommes en brouille avec cet ami : il était pas fin.
Back to the past : dans les débuts de Facebook, quand on a pu commencer à créer des pages…
Je suis fan de HARA-KIRI, le magazine français d’humour de mauvais goût. J’avais donc créé une page hommage, page qui est devenue très populaire très rapidement. L’apport de nouveau « vieux » matériel s’est malheureusement mis à tourner en rond en peu de temps.
Alors j’ai eu la bonne mauvaise idée de lancer un concours ; concours qui a malheureusement signé l’arrêt de mort de la page.
HARA-KIRI REVIENT : FAITES LA UNE DU PREMIER NUMÉRO !
La réponse fut incroyable, mais très hardcore… Le gag du concours s’est même rendu aux oreilles de F. Cavanna, qui m’a écrit un bon mot, se disant admiratif devant la qualité des œuvres soumises et affichées sur la page.
Ma participation – à mon propre concours – m’a aussi valu un mot gentil de Dieudo, qui m’a remercié pour avoir déclenché son fou rire de la semaine avec ma Une.
Les participants avaient soumis plein de trucs sur les femmes battues, les handicapés, les trisomiques, les roux, sur Hollande… En fait, toutes les minorités ont passé dans le tordeur des esprits les plus dérangés.
Y a eu du stock très noir, très glauque, mais à se tordre de rire !
La page a fait l’objet de quelques dénonciations par de petits puritains et leurs vierges offensées : des coincées de la vulve, mais sans plus.
Mon frontpage à moi ? Oh merde !… J’avais osé une parodie du livre « Où est Charlie » et ce fut la goutte de moutarde qui a fait déborder la vase du verre d’eau ! Un truc pourtant banal : une photo de centaines juifs dans leurs habits de prisonniers à rayures (derrière une clôture barbelée), tous pareils, dont la photo de l’un d’eux isolée en médaillon… et ça disait : « Bonus inside : 4 pages du nouveau livre-jeu Où est Abraham ? »
Ça a pris 48h gros max, et je fus inondé par un fleuve de messages haineux, de menaces de mort ou d’actions en justice. Était-ce mérité ? Oui, non… Peut-être !
N’empêche que ma page a été définitivement fermée par Facebook himself, et je dû, aussi, fermer mon premier profil, qui par chance n’était pas à mon nom.
C’est suite à cette expérience troublante que j’ai compris le modus operandi du personnage « Dieudo », compris qu’il n’avait rien contre les juifs en tant que tel, mais que ceux-ci et les antifas réagissent avec tant de virulence, que ses gags antisémites déclenchent un tapage journalistique si intense, qu’ils organisent (malgré-eux) la meilleure publicité gratuite (ça faudrait quand même voir !) pour remplir des salles ! Pensait-il que l’histoire irait si loin ? Je ne crois pas, mais il persiste et signe : au nom de la liberté d’expression.
C’est un gars qui a prouvé qu’il a des couilles grosses comme des ananas !
Richard Martineau : Chroniqueur.
Richard le « feu de brindilles », Richard « give-me clics or fuck off » ou Richard « la couenne sensible » n’a qu’une seule qualité : il sait manier le discours démagogique en s’adressant à la majorité la plus silencieuse (le fameux 53% d’illettrés du Québec) avec une plume au style accessible, offrant au plus bas dénominateur commun du peuple un aperçu de ce que c’est d’avoir un minimum de culture, au break de 9h40 à l’usine. Je n’ai jamais aimé les Franc-Tireurs… Pas écouté souvent : trop montréalais frais chié ! C’est-là tout ce que j’ai à lui reprocher : un nombrilisme métropolitain, son « nous MONtréalais » qui pète plus haut que le trou duquel il est issu.
Un jour, il est passé du côté des méchants avec son émission à CHOI FM. Je l’ai écouté, j’ai aussi commencé à le lire : ça allait, il avait des points de vu intéressants. On est devenu ami FB, on a même interagi à quelques occasions – en privé. C’est un bonhomme, courtois et sympathique. C’est tout. Puis il a quitté CHOI FM pour retourner avec les bobos de la Clic montréalaise de QUB radio et LCN.
The shit must go on comme ils disent !
J’adore me moquer du n’importe quoi fait et raconté par les cocottes d’elcéenne : comme cette histoire de camion qui avait « supposément » gelé sur le bord de la route, alors qu’il faisait juste -10°, mais selon Cocotte Karianne, c’était à cause du refroidissement éolien à -35 ! Ben oui ma belle, le fer gèle ben plus dur quand il vente fort… Ou quand un journaleux a dit en reportage que la CHALEUR des vents en Californie était un facteur qui faisait empirer l’intensité des feux de brousses… Vent chaud, vent frette : voyons câlisse, ça change rien, c’est du vent ! Bref, j’avais osé rire de ce jaunisme de débutant. ET RICHARD M’A BLOQUÉ pour ça !!! Fallait pas toucher à cette grande institution qu’est Québécor ! (Tant pis pour Martineau.)
Depuis les débuts de la pandémie, il est devenu un des principaux propagateurs de la PEUR et de la lobotomie télévisuelle… il fait une vraie chiffe molle de lui-même, à en être pathétique ! Payé pour l’être, dire ce que les p’tites madames veulent entendre ou être vraiment paniqué ?
Je ne sais pas… mais ce gars a démontré qu’il a des couilles comme deux vieilles cerises trop mûres… et dénoyautées !
Ce sont deux clowns qui ont gueulé contre ceux qui ont voulu les faire taire… à leur façon.
L’un m’a censuré, parce qu’il n’aimait pas que je me moque des travers de ses collègues adulés par le peuple…
L’autre est un humoriste cinglant que j’apprécie, mais plus encore : que je respecte énormément !
Vouallah, c’est ce qui m’est passé par la tête aujourd’hui.
PS : s’il y a un éditeur intéressé par « Où est Abraham ? » ça peut s’arranger !

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