Qui fait tourner la société… et qui la dirige vraiment ?

Chaque matin, des millions de personnes se lèvent pour accomplir des tâches essentielles. Elles ne font pas de bruit. Elles n’occupent pas les grandes chaînes d’information. Mais sans elles, rien ne tiendrait debout.

Ce sont les cultivateurs, les boulangers, les camionneurs, les infirmières, les mécaniciens, les éducatrices, les charpentiers, les électriciens, les employés d’entretien… Ce sont eux qui assurent la continuité de notre société. Le ciment humain. Le socle sur lequel tout repose.

Et pourtant, ce ne sont pas eux qui décident.

Les grandes orientations de la société, comment sont distribuées les ressources, où vont les budgets, qui profite des politiques publiques, quelles lois sont imposées, tout cela est décidé par une caste bien particulière : dirigeants politiques, banquiers centraux, actionnaires majoritaires, hauts fonctionnaires, PDG d’entreprises transnationales. Et il faut bien le dire : ils sont souvent totalement déconnectés de la réalité quotidienne.

Le plus absurde ? Beaucoup de ces décideurs n’ont jamais produit quoi que ce soit de concret de leurs mains. Ils gèrent, manipulent, réglementent, imposent… mais sans jamais réparer une fuite, récolter une patate, changer une couche ou bâtir une charpente.

Une inversion toxique des valeurs

Autrefois, diriger signifiait servir. C’était l’honneur de mettre son autorité au service des autres. Aujourd’hui, on dirige pour s’enrichir, pour dominer, pour imposer. C’est le règne de la technocratie : le pouvoir à ceux qui savent « gérer », pas à ceux qui construisent, soignent ou nourrissent.

On a remplacé l’homme de terrain par l’homme de cabinet.
Le paysan par l’expert.
Le bâtisseur par le gestionnaire.
Le peuple par la paperasse.

Et on ose appeler ça une démocratie.

Le mensonge de la participation politique

On nous répète que nous avons « notre mot à dire » dans la société. Qu’il suffit de voter, de s’engager, d’écrire à son député. En réalité, tout est verrouillé. Le citoyen peut choisir la couleur du gouvernement, mais jamais les règles du jeu. Il peut changer le chauffeur, mais pas la direction du train.

Les décisions cruciales sont prises à huis clos :

  • dans les conseils d’administration,
  • dans les organismes de réglementation,
  • dans les sommets économiques privés,
  • dans les comités d’experts non élus.

Le citoyen n’y est jamais invité.

Le pouvoir sans contribution : une fraude morale

Comment expliquer que ceux qui ne produisent pas décident pour ceux qui produisent tout ? Comment justifier que ceux qui vivent des autres imposent leurs lois à ceux qui vivent de leur travail ?

Cette situation n’est pas simplement injuste. Elle est insoutenable.

Les crises récentes, qu’elles soient sanitaires, économiques, écologiques, l’ont démontré : c’est toujours la base qui paie. Toujours les travailleurs, les petits entrepreneurs, les familles ordinaires. Les élites, elles, trouvent des passe-droits, des parachutes, des subventions, des exemptions. Elles externalisent les coûts… et privatisent les profits.

Changer le système ou sortir du système ?

Il ne suffit plus de réformer. Le problème, ce ne sont pas seulement les mauvaises personnes au pouvoir, mais la structure même du pouvoir. Un système fondé sur l’obéissance, l’imposition, la coercition… ne peut pas déboucher sur une société libre, juste et responsable.

Il faut reconstruire. Repenser.

Bâtir des structures parallèles.
Créer des réseaux autonomes.
Échanger en dehors des circuits contrôlés.
S’organiser sur la base du consentement, pas de la domination.

Autrement dit : reprendre la main. Localement, concrètement, volontairement.

La vraie souveraineté commence par soi-même

Le véritable pouvoir ne se prend pas à l’Assemblée nationale, ni à Ottawa. Il commence là où tu vis, là où tu travailles, là où tu échanges avec les autres. Il commence par le refus de continuer à servir un système qui te méprise.

Ceux qui font tourner la société doivent pouvoir décider comment elle tourne.
Sinon, nous vivons dans une servitude moderne, déguisée en « contrat social ».

À nous de rétablir l’équilibre. Non pas en inversant les rôles, mais en les réinventant. En refusant la pyramide pour construire un réseau. En passant de la domination au partenariat. De la contrainte à la liberté.

Le Volontariste
Auteur libre et penseur insoumis
Pour la liberté de penser, sans permission ni condition.

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