🚫 2035 : La fin du moteur… et du choix

Quand l’écologisme autoritaire remplace la liberté individuelle

Il ne sera bientôt plus possible d’acheter une voiture thermique ou même hybride neuve au Canada. D’ici 2035, cette interdiction entrera en vigueur, imposée non pas par un vote populaire ou une consultation citoyenne, mais par une modification réglementaire discrète de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE), orchestrée par un ministre convaincu d’être du bon côté de l’Histoire : zéro débat parlementaire substantiel, zéro référendum, zéro consultation populaire véritable. Voilà comment on enterre la liberté au nom du progrès, comment on transforme la démocratie en technocratie verte.

Car ne nous y trompons pas : ce n’est pas simplement la fin d’un type de véhicule. C’est la fin du choix pour des millions de Canadiens, l’abolition du droit d’utiliser l’outil de transport qui convient à leur réalité particulière. C’est une étape de plus vers une société gérée par décret technocratique, où le citoyen n’est plus qu’un pion dans le grand plan des bureaucrates éclairés. Le tout, bien sûr, enrobé dans le langage moraliste et culpabilisant de la « transition écologique juste ».

🧭 Le droit de choisir selon sa réalité

Le Canada n’est pas un territoire homogène, ce n’est pas un village de banlieue européenne où tout le monde prend le tramway et recharge sa voiture à la maison. Le Canada, c’est dix millions de kilomètres carrés, des milliers de kilomètres de routes isolées, des villes de garnison perdues dans l’immensité, des régions nordiques où la température descend à -40°C, des communautés rurales hors-réseau, des hivers qui paralysent : des gens qui se lèvent à 4 h du matin pour déneiger, puis conduire 60 km jusqu’au travail sur des routes que Google Maps ignore.

C’est aussi des travailleurs forestiers, des agriculteurs, des pêcheurs, des mineurs, des camionneurs, des techniciens qui parcourent des distances considérables avec de l’équipement lourd. C’est des familles nombreuses qui déménagent, des gens qui vivent en appartement sans accès à une borne de recharge, des personnes âgées qui n’ont ni les moyens ni l’envie de réapprendre à conduire.

Dans ces conditions, imposer un seul type de technologie, le véhicule électrique, n’est pas seulement absurde, c’est une trahison du bon sens et une négation de la diversité canadienne. Il y a mille raisons légitimes pour lesquelles un citoyen pourrait préférer un véhicule à essence ou hybride : autonomie supérieure, fiabilité éprouvée, résistance aux températures extrêmes, budget limité, disponibilité des pièces et services, absence d’accès au réseau électrique, besoins de charge utile, ou tout simplement liberté de choix.

Mais pour nos élites politiques et médiatiques, installées dans leurs bureaux climatisés d’Ottawa, de Toronto ou de Montréal, tout cela est invisible. Négligeable. Méprisable, même. Car dans leur monde déconnecté, le citoyen n’existe plus comme être souverain doté de raison et de circonstances particulières. Il n’est qu’un rouage de plus dans la grande machine de la conformité carbone.

🔥 Une loi hors-sol, hors réalité

Cette loi est l’exemple parfait de la dérive actuelle des politiques publiques : des objectifs globaux imposés par la force réglementaire, sans tenir compte des réalités locales, des coûts humains ou des conséquences imprévues.

Les infrastructures ne suivent pas. Les réseaux électriques canadiens ne sont pas prêts pour cette révolution forcée. Le simple fait que tous les foyers branchent leur voiture électrique en rentrant du travail, vers 17h-19h, pourrait provoquer des surcharges massives et des pannes en cascade. Il faudrait investir des dizaines, voire des centaines de milliards pour mettre à niveau les infrastructures de transport et de distribution électrique. Qui paiera ? Le contribuable, évidemment, qu’on n’a pas consulté.

L’hiver canadien tue l’autonomie. En hiver, les véhicules électriques perdent jusqu’à 40 % de leur autonomie, parfois plus : quand il fait -30°C à Thunder Bay et que tu dois te rendre à Winnipeg, ce n’est pas un inconvénient mineur, c’est une condamnation à mort potentielle. Les histoires de gens bloqués sur l’autoroute dans leur Tesla déchargée commencent déjà à se multiplier.

Les risques technologiques sont réels. Les incendies de batteries lithium-ion sont certes plus rares que ceux des véhicules thermiques, mais infiniment plus difficiles à éteindre. Ils nécessitent des formations spécialisées, des équipements coûteux et des quantités d’eau astronomiques. Ils peuvent reprendre spontanément des jours après extinction. Nos services d’urgence sont-ils prêts?

Le coût environnemental caché. Les batteries elles-mêmes sont une catastrophe écologique : extraction de lithium, cobalt et nickel dans des conditions souvent inhumaines (y compris le travail d’enfants dans les mines congolaises), pollution massive des eaux, consommation d’énergie colossale, rareté croissante des ressources, destruction d’écosystèmes entiers. Sans compter le recyclage, encore largement défaillant.

L’obsolescence programmée institutionnalisée. Une batterie usée coûte parfois plus cher à remplacer que la valeur résiduelle de la voiture, rendant la revente quasi impossible et condamnant les propriétaires à la dette perpétuelle ou à la casse prématurée. C’est l’exact contraire d’une économie durable.

Mais le pire dans tout cela, ce n’est pas la technique. Le pire, c’est l’autoritarisme soft masqué derrière le vernis vert et moral.

🎭 Une transition imposée, pas choisie

Ce n’est pas ainsi qu’une société libre et démocratique évolue normalement. Une transition technologique devrait se faire par incitation positive, non par interdiction punitive. Par innovation concurrentielle, non par coercition réglementaire. Par éducation et conviction, non par chantage et culpabilisation.

Mais ce que nous vivons depuis quelques années, c’est la montée en force d’un nouvel absolutisme politique déguisé en nécessité écologique. On ne cherche plus à convaincre par l’argument et l’exemple, mais à contraindre par la loi et l’amende. On ne te propose plus une alternative séduisante, on t’enlève brutalement ton droit de choisir. Et si tu oses t’y opposer ou même poser des questions légitimes, on te traite de climatosceptique, de rétrograde, d’ennemi de la planète, voire de complice des pétrolières.

Cette loi, comme tant d’autres du même acabit, ne laisse aucune place au doute méthodologique, à la nuance argumentative, à la diversité des expériences humaines réelles : elle repose sur un modèle unique et rigide, pensé depuis un bureau climatisé d’Ottawa par des fonctionnaires qui n’ont jamais conduit sur la route de l’Alaska. Ceux qui n’ont pas les moyens de s’adapter? Tant pis pour eux. Ceux pour qui la technologie ne fonctionne pas ? Qu’ils s’adaptent ou crèvent. Ceux qui n’en veulent tout simplement pas? Qu’ils ferment leur gueule et obéissent.

🧨 Les conséquences sociales en cascade

Le résultat prévisible ? Une fracture de plus dans une société canadienne déjà profondément divisée et polarisée.

Fracture économique : Les classes aisées pourront se payer leur Tesla rutilante, leur borne de recharge personnelle, leur condo en ville avec garage intérieur. Les classes moyennes et populaires, elles, devront faire des miracles budgétaires, s’endetter davantage ou renoncer purement et simplement à la mobilité automobile. La voiture électrique comme nouveau marqueur de classe sociale.

Fracture géographique : Les grandes métropoles, avec leurs infrastructures denses et leurs distances courtes, imposent leur modèle urbain aux régions éloignées, sans en connaître les contraintes spécifiques, les rythmes particuliers ou les besoins réels. Le mépris de classe devient mépris géographique.

Fracture générationnelle : Une génération de bureaucrates et d’idéologues, formée aux théories abstraites du développement durable, impose sa vision du monde à des générations qui ont construit le pays avec des outils qu’on décrète soudain diaboliques.

Fracture politique : Une élite urbaine, cosmopolite et déconnectée impose sa morale environnementale à la majorité silencieuse, sous couvert d’urgence climatique et de nécessité historique. La démocratie devient un spectacle, la vraie gouvernance se fait par décrets ministériels.

Fracture psychologique : Une population qui se sent de moins en moins écoutée, de plus en plus méprisée et contrôlée dans ses choix les plus élémentaires, et qui finit par décrocher complètement du processus politique, alimentant populisme et radicalisation.

Car la question fondamentale est celle-ci : quand les gens n’ont plus le droit de choisir comment se déplacer, ce qu’ils mangent, ce qu’ils consomment, comment ils se chauffent, comment ils élèvent leurs enfants, comment ils gagnent leur vie, il ne reste bientôt plus qu’une chose à leur imposer : la pensée unique.

Et ce jour-là, ce ne sera plus seulement la voiture thermique qu’on aura perdue. Ce sera la liberté elle-même, dans ce qu’elle a de plus essentiel : le droit à la différence et au choix personnel.

🛠️ Une autre voie est possible

Il est parfaitement possible d’encourager intelligemment la transition énergétique sans piétiner les droits intrinsèques des citoyens. Il est possible de proposer des incitatifs fiscaux attractifs plutôt que des interdictions brutales, des crédits d’impôts généreux, des subventions ciblées, des solutions hybrides transitoires, des alternatives technologiques diversifiées.

Il est possible de construire un réseau électrique intelligent, robuste et durable, mais de façon progressive et consensuelle, en associant vraiment les citoyens aux décisions qui les concernent. Il est possible de respecter les rythmes d’adoption naturels, les contraintes budgétaires réelles, les particularités géographiques et climatiques.

Mais cela exige une chose fondamentale : traiter les citoyens comme des adultes responsables et intelligents, non comme des enfants récalcitrants qu’il faut forcer « pour leur bien » et celui de la planète.

Cela exige de faire confiance au libre choix éclairé plutôt qu’à la contrainte administrative. Cela exige de croire en la persuasion démocratique plutôt qu’en l’imposition technocratique.

✊ Défendre la liberté, c’est défendre la responsabilité

Il ne s’agit pas ici de s’opposer bêtement à l’innovation technologique ou de nier les enjeux environnementaux légitimes. Il s’agit de refuser une logique autoritaire de soumission, où la technologie devient une religion d’État, le gouvernement son clergé infaillible, et l’écologie son nouveau catéchisme obligatoire.

Il s’agit de défendre l’idée simple mais révolutionnaire que le citoyen libre est celui qui peut encore choisir, celui qu’on respecte assez pour lui laisser la possibilité de dire non, ou pas maintenant, ou pas comme ça, ou pas à ce prix-là.

Il s’agit de rappeler qu’imposer un modèle unique à tous, c’est nier l’humain dans toute sa merveilleuse et irréductible diversité. C’est transformer la société en caserne écologique où chacun doit marcher au pas de l’urgence climatique décrétée.

En 2035, si nous laissons faire, on ne t’interdira pas seulement un type de moteur.

On t’interdira de penser différemment, de vivre différemment, d’être différent.

Et ce jour-là, nous aurons échangé notre liberté contre l’illusion d’une planète sauvée par décret ministériel.

Si nous voulons encore pouvoir choisir en 2035, c’est maintenant qu’il faut s’opposer à ceux qui décident sans nous.

Le Volontariste
Auteur libre et penseur insoumis
Pour la liberté de penser, sans permission ni condition.

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