Canada Inc. : quand les citoyens deviennent des variables d’ajustement

✍️ Par Le Volontariste

I. Un malaise silencieux

Un citoyen moyen cherche un emploi. Il postule, s’informe, persévère. Mais il se heurte à un mur invisible : les postes disponibles semblent systématiquement privilégier d’autres profils, parfois moins qualifiés, mais mieux « subventionnés ». À première vue, rien ne justifie cette inégalité. Pourtant, un examen minutieux des politiques publiques canadiennes révèle une réalité troublante : l’État finance activement l’embauche de certains groupes au détriment d’autres.

Cet article est une tentative de clarification. Il ne cherche ni à nourrir la division, ni à gêner l’intégration légitime. Il vise à comprendre et exposer, avec rigueur et courage, une véritable distorsion du marché du travail au Canada.

II. Contexte : pénuries fabriquées et solutions biaisées

Depuis plusieurs années, le narratif officiel répète : « Le Canada manque de main-d’œuvre ». Cette justification a servi de socle à des politiques massives d’importation de travailleurs, présentées comme économiquement nécessaires. Mais une question subsiste : s’agit-il d’une pénurie réelle, ou d’une pénurie artificiellement créée par des politiques qui rendent l’embauche des citoyens canadiens moins attrayante pour les employeurs ?

La réponse devient évidente quand on examine les chiffres : pourquoi embaucher un Canadien à plein coût quand l’État vous paie pour embaucher quelqu’un d’autre ?

III. Les programmes incitatifs : quand l’État fausse le jeu

Voici une sélection de programmes canadiens qui offrent aux employeurs des avantages financiers considérables lorsqu’ils embauchent des profils ciblés :

Programmes fédéraux :

  • Economic Mobility Pathways Pilot (EMPP) : accès privilégié au marché du travail avec soutien logistique complet
  • Student Work Placement Program (SWPP) : jusqu’à 7 000 $ pour embaucher un étudiant de groupe « sous-représenté »

Programmes provinciaux :

  • Canada-Ontario Job Grant (COJG) : subvention jusqu’à 83 % du coût de formation pour les « nouveaux arrivants »
  • GAGE (Ontario) : jusqu’à 19 200 $ pour l’embauche d’un apprenti de groupe ciblé
  • Programme d’intégration en emploi (Québec) : 60 % du salaire payé par l’État, plus 5 000 $ de formation, plus 2 000 $ de mentorat
  • Secteur de l’électricité (EHRC) : jusqu’à 22 000 $ pour embaucher quelqu’un formé à l’international

Ces incitatifs créent un marché du travail à deux vitesses, où un citoyen non subventionné est systématiquement moins « rentable » à embaucher qu’un profil administrativement privilégié.

IV. Les effets réels : précarité programmée et désolidarisation

Les statistiques parlent d’elles-mêmes : explosion des campements de sans-abri, sous-emploi chronique chez les jeunes, perte de sens et de motivation généralisée. Beaucoup de Canadiens éprouvent un profond sentiment d’abandon institutionnel.

Ils ne rejettent pas les nouveaux arrivants en tant que personnes, mais l’impression amère de jouer à un jeu truqué où ils sont systématiquement défavorisés dans leur propre pays. Cette dynamique alimente la frustration, les divisions, et à terme, la désolidarisation complète.

V. Le silence complice des élites : entre hypocrisie et manipulation

Les politiciens parlent d’égalité des chances tout en votant des mesures qui créent des privilèges systémiques basés sur l’origine ou le statut administratif. Les médias dominants, quant à eux, parlent de « diversité enrichissante » sans jamais analyser les impacts économiques concrets des subventions à l’embauche ciblée.

Ils préfèrent accuser de « racisme » ou d' »intolérance » ceux qui posent des questions légitimes plutôt que d’investiguer sérieusement. Pourtant, une chose est claire : ces politiques ne sont pas neutres. Elles appauvrissent délibérément une partie de la population au profit d’une stratégie technocratique opaque.

L’agenda globaliste derrière les politiques canadiennes

Ce qui rend cette manipulation particulièrement pernicieuse, c’est que le gouvernement canadien applique fidèlement des directives internationales sans jamais l’avouer publiquement. Les politiques d’emploi canadiennes sont un calque direct des agendas globalistes :

Le Pacte mondial de l’ONU sur les migrations (2018) que le Canada a signé impose explicitement :

  • L’expansion des « canaux de migration de main-d’œuvre »
  • La « mobilité du travail » comme élément central des migrations
  • L’investissement dans la « reconnaissance des qualifications » via les « Partenariats mondiaux de compétences »

Le Forum économique mondial (WEF) promeut ouvertement :

  • Des « politiques intelligentes » pour maximiser la migration économique
  • La « formation linguistique, le soutien à la recherche d’emploi » et la « reconnaissance de l’éducation et de l’expérience de travail »
  • L’intervention active d’institutions pour « construire un avenir où les personnes de tous horizons peuvent exceller » – au détriment des citoyens établis

Le réseau C40 Cities coordonne :

  • Une « Task Force mondiale sur le climat et la migration »
  • Des programmes de « migration climatique inclusive » financés par des fonds globaux
  • L’alignement avec les « objectifs du Pacte mondial pour les réfugiés »

Le mensonge démocratique

Jamais ces agendas n’ont été soumis au vote des Canadiens. Jamais les citoyens n’ont été consultés sur leur volonté de restructurer entièrement leur marché du travail selon les directives de l’ONU, du WEF ou du C40. Cette manipulation anti-démocratique constitue une trahison pure et simple du contrat social.

Les Canadiens votent pour des partis qui promettent de défendre leurs intérêts, et se retrouvent avec des gouvernements qui appliquent des programmes conçus à Davos et à New York. Ce n’est plus de la démocratie, c’est de la gouvernance technocratique imposée par le mensonge et l’omission.

Ce système n’est pas le fruit du hasard. Il sert des objectifs politiques bien réels : réduire les coûts salariaux, créer une main-d’œuvre dépendante des programmes gouvernementaux, affaiblir la solidarité nationale. Et pourquoi ce silence ? Parce qu’une population appauvrie, divisée, et dépendante des aides est plus facile à gouverner selon les standards globalistes.

VI. Une critique des politiques, pas des personnes

Cet article ne blâme pas les individus qui utilisent ces programmes. Les bénéficiaires répondent rationnellement à une offre, à un cadre qu’ils n’ont pas créé. Le véritable problème est institutionnel : c’est l’État canadien qui a conçu un système où l’équité est remplacée par la subvention ciblée, où le citoyen ordinaire est oublié dans sa propre maison.

Critiquer ces politiques, c’est justement refuser que quiconque soit traité comme une variable d’ajustement économique dans un jeu de chaises musicales organisé par l’État.

VII. Pour une société équitable, il faut des règles équitables

La transparence doit remplacer l’idéologie. L’équilibre doit remplacer la manipulation statistique. Et le citoyen canadien, quel que soit son origine ou son statut, doit pouvoir concurrencer à armes égales sur le marché du travail.

L’embauche devrait récompenser la compétence et l’effort, pas l’appartenance à une catégorie administrative privilégiée.

VIII. Conclusion : le courage de nommer les choses

Ce n’est pas un crime de s’interroger sur des politiques publiques. Ce n’est pas de l’intolérance que de vouloir comprendre des mécanismes qui, sous couvert d’inclusion, créent en réalité des exclusions systémiques.

Refuser d’en parler, c’est laisser pourrir les fractures sociales. Ouvrir ce débat avec honnêteté, c’est au contraire un acte de responsabilité démocratique. Car toute société juste repose d’abord sur la vérité, même quand elle dérange.

Le Canada peut faire mieux, mais pour cela, il faut d’abord que les Canadiens comprennent qu’ils ne gouvernent plus leur propre pays. Les vraies décisions se prennent à Davos, à New York, dans les salles de réunion du WEF et de l’ONU. Il est temps de cesser de mentir aux Canadiens et de leur rendre leur souveraineté démocratique.


Ce que cet article défend

  • ✅ L’égalité réelle des chances sur le marché du travail
  • ✅ La transparence des politiques publiques et de leurs origines internationales
  • ✅ Le droit démocratique de débattre des agendas globalistes imposés sans consultation
  • ✅ La souveraineté nationale face aux directives supranationales
  • ✅ Une critique des mécanismes institutionnels, non des individus qui en bénéficient

Ce que cet article ne défend PAS :

  • ❌ Une attaque contre des groupes de personnes ou des communautés spécifiques
  • ❌ Un appel à la fermeture des frontières ou à l’hostilité envers les nouveaux arrivants
  • ❌ Une remise en cause du droit légitime à l’immigration et à l’intégration
  • ❌ Une stigmatisation des bénéficiaires de programmes d’aide à l’emploi

Sources et références

Documents officiels de l’ONU

  • Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (2018), Nations Unies – Objectifs 2, 5, 7, 15, 16, 18, 19 et 23
  • Partenariats mondiaux de compétences, Initiative ONU pour la reconnaissance des qualifications
  • Pacte mondial pour les réfugiés (2018), Cadre de référence pour la migration climatique

Publications du Forum économique mondial (WEF)

  • Migration and Its Impact on Cities, WEF Reports on Labour Mobility
  • The Great Reset: Building Resilient, Equitable, and Sustainable Economies, Klaus Schwab (2020)
  • Smart Migration Policies, WEF Recommendations on Private Sector Integration
  • Future of Work Reports, WEF Guidelines on Workforce Transformation

Réseau C40 Cities

  • C40-MMC Global Mayors Task Force on Climate and Migration (2021)
  • Global Cities Fund for Inclusive Climate Action, Programmes de financement urbain
  • Urban Climate Migration Reports, Coordination internationale des politiques urbaines

Programmes gouvernementaux canadiens cités

  • Economic Mobility Pathways Pilot (EMPP)
  • Canada-Ontario Job Grant (COJG)
  • Student Work Placement Program (SWPP)
  • Programme GAGE (Ontario)
  • Programme d’intégration en emploi (Québec)
  • Electricity Human Resources Canada (EHRC)

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