Non, on n’oubliera pas : COVID 19, la mémoire est un devoir de liberté

« Reviens-en, la COVID c’est fini. Passe à autre chose. »

Combien de fois avons-nous entendu cette phrase depuis 2022? Prononcée sur un ton désinvolte, comme si des années d’humiliation, de division et de violation des droits intrinsèques pouvaient être effacées d’un simple revers de main. Comme si l’Histoire n’avait rien à nous enseigner sur les conséquences de l’amnésie collective.

Mais nous ne passerons pas à autre chose. Parce qu’oublier, c’est trahir ceux qui ont souffert. Parce qu’effacer, c’est permettre que l’inacceptable se répète. Parce que se souvenir, c’est préserver l’essentiel : notre dignité, notre humanité, notre capacité à dire non.

La mémoire interdite

On nous somme d’oublier les confinements arbitraires qui ont brisé le tissu social, les couvre-feux absurdes qui ont transformé nos villes en prisons à ciel ouvert, les masques imposés à nos enfants au mépris de leur développement psychologique. On voudrait que nous effacions de nos mémoires les commerces fermés par décret, ruinant des familles entières, les malades isolés dans leurs derniers moments, les aînés abandonnés à leur solitude.

Cette injonction à l’oubli cherche à enfouir sous le silence les suspensions de travail pour refus de se soumettre à un traitement médical expérimental, les exclusions sociales orchestrées par le passeport vaccinal, les campagnes de terreur savamment orchestrées par des médias complices. Elle voudrait faire disparaître les menaces quotidiennes, les injonctions moralisatrices, les dénonciations encouragées qui ont transformé voisins en espions et familles en camps retranchés.

Plus grave encore, cette amnésie programmée cherche à gommer les mensonges officiels répétés jour après jour, les contradictions scientifiques étouffées, les violences policières filmées mais niées, les suicides silencieux de ceux qui n’ont pas supporté l’isolement forcé, les familles brisées par la division imposée d’en haut.

Mais surtout, on voudrait que nous fassions comme si rien ne s’était passé. Comme si cette période n’avait laissé aucune trace dans nos consciences, aucune leçon à retenir pour l’avenir.

La révélation d’un oubli fondamental

Le véritable drame de cette époque réside dans ce qu’elle a révélé : l’oubli généralisé d’un principe pourtant fondamental de toute société libre, celui de la propriété de soi.

Comme le rappelait déjà John Locke au XVIIe siècle, chaque être humain est propriétaire de sa propre personne. Cette vérité n’est pas seulement philosophique ; elle est biologique, logique, éthique. Nul autre que vous ne peut légitimement décider pour votre corps, votre esprit, votre existence. C’est là le socle de toute liberté authentique.

Pourtant, quand l’État vous impose un traitement médical, vous interdit de sortir de chez vous, de respirer librement, de travailler pour subvenir à vos besoins, d’exister pleinement, il agit exactement comme s’il était propriétaire de votre personne. Cette logique n’est pas un dérapage exceptionnel né de circonstances extraordinaires. C’est la pente naturelle de tout pouvoir qui refuse de reconnaître vos droits intrinsèques et cherche à vous réduire au statut d’objet de ses politiques.

Des droits qui ne se négocient pas

Il faut ici distinguer soigneusement les droits fondamentaux, tels que les conçoivent les gouvernements, des droits intrinsèques. Les premiers ne sont, dans les faits, que des privilèges accordés par l’État et donc révocables par lui selon son bon vouloir. Les seconds, en revanche, ne procèdent d’aucune autorité extérieure. Ils découlent de votre nature même d’être humain et sont, par essence, inaliénables, inviolables, non négociables.

Vous possédez intrinsèquement le droit de dire non à ce qui vous est imposé, le droit de respirer librement sans entrave artificielle, le droit de vous déplacer selon votre volonté, le droit de subvenir à vos besoins par votre travail, le droit de refuser une médecine imposée contre votre conscience, le droit d’élever vos enfants selon vos valeurs sans intrusion arbitraire.

Aucun gouvernement, si démocratiquement élu soit-il, aucune urgence, si réelle soit-elle, aucune majorité, si écrasante soit-elle, ne possède le pouvoir moral ou la légitimité de vous en priver. Quand ces droits vous sont retirés, ce n’est jamais une mesure temporaire et exceptionnelle : c’est un acte de tyrannie pure et simple.

L’éternel retour du « bien commun »

L’Histoire nous enseigne que les pires atrocités ont toujours été commises au nom des plus nobles causes. L’esclavage était justifié par la nécessité économique, l’Inquisition par le salut des âmes, le nazisme par la pureté de la nation, les camps soviétiques par l’égalité du peuple, le colonialisme par la mission civilisatrice.

À chaque fois, les oppresseurs ont trouvé les bons mots, les nobles causes, les experts complaisants, les justifications rationnelles. À chaque fois, ils ont invoqué le bien commun, l’intérêt général, la solidarité collective pour broyer les individus récalcitrants.

Et à chaque fois, des hommes et des femmes ont été sacrifiés parce qu’ils avaient oublié de dire non au bon moment. Ou parce que ceux qui savaient n’ont rien dit, préférant le confort du silence à l’inconfort de la résistance.

Le poids de la culpabilité

Celui ou celle qui vous intime aujourd’hui d’oublier et de passer à autre chose projette souvent sa propre culpabilité. Culpabilité d’avoir obéi aveuglément sans réfléchir, d’avoir participé activement à l’exclusion de ses semblables, d’avoir dénoncé un voisin, rompu des liens familiaux, méprisé des proches pour leur « irresponsabilité ». Culpabilité de s’être couché par confort, par peur ou par simple conformisme social.

Cette personne ne cherche pas à vous protéger de la douleur du souvenir. Elle cherche à s’oublier elle-même, à effacer sa propre compromission. Mais on ne guérit jamais une faute en la niant, et on ne se réconcilie authentiquement qu’en reconnaissant la vérité des faits.

Le piège de l’amnésie collective

Ceux qui prônent l’oubli vous assurent avec aplomb : « On ne refera plus jamais ça. C’était exceptionnel, inédit, imprévisible. » Pourtant, déjà, les lois d’urgence votées dans la précipitation sont reconduites discrètement. Déjà, les systèmes de surveillance mis en place sont conservés et perfectionnés. Déjà, les discours autoritaires reviennent sous de nouveaux prétextes : éco-urgence, menace climatique, terrorisme idéologique.

Car la tyrannie ne dort jamais. Elle ne fait que changer de déguisement, trouvant toujours une nouvelle cause pour justifier ses empiètements sur votre liberté. Et si vous oubliez les mécanismes qu’elle a déjà utilisés, vous ne les reconnaîtrez pas quand elle les ressortira demain sous une autre forme.

L’amnésie collective est le terreau le plus fertile pour la résurgence de l’oppression. Ceux qui ne tirent pas les leçons de l’Histoire sont condamnés à la répéter, en pire.

Justice et réconciliation

Nous ne cherchons ni la vengeance ni la division stérile. Nous n’appelons pas à la haine ou au ressentiment. Mais nous exigeons que la vérité soit reconnue publiquement, que les victimes de ces politiques soient honorées et non oubliées, que les fautes commises soient avouées par ceux qui les ont commises, que les mesures prises soient soumises à un examen critique et impartial.

Car sans mémoire, il ne peut y avoir de justice véritable. Et sans justice, il ne peut y avoir de paix durable. La réconciliation authentique passe nécessairement par la reconnaissance des torts causés, non par leur effacement complice.

La souveraineté individuelle comme rempart

Face à la machine étatique et à ses rouages bureaucratiques, face aux injonctions morales culpabilisatrices, face à la manipulation de masse par la peur, il n’existe qu’un seul rempart fiable : la reconnaissance absolue de la souveraineté de chaque individu sur lui-même.

Cette philosophie, qu’on peut appeler volontariste ou libertarienne, implique de rejeter par principe toute forme de coercition, de bâtir des structures sociales fondées sur le consentement mutuel plutôt que sur la contrainte, de refuser catégoriquement de se faire instrument de l’oppression, même par obéissance aux autorités.

Être pleinement humain, c’est reconnaître l’autre comme un égal souverain, détenteur des mêmes droits inaliénables que vous, et non comme un rouage d’une machine sociale ou une menace à éliminer pour le bien de tous.

Se souvenir pour résister

Non, nous n’oublierons pas. Et nous ne nous tairons pas. Car les droits intrinsèques que vous avez laissés piétiner ne vous ont jamais été véritablement retirés. Vous les possédez toujours, mais il est temps de vous les réapproprier consciemment et de les défendre activement.

Vous n’appartenez pas à l’État, qui n’est qu’une construction humaine faillible. Vous n’appartenez pas à la majorité, qui peut se tromper et opprimer. Vous vous appartenez, pleinement et entièrement.

Si vous vous souvenez de cette vérité première, plus jamais vous ne vous laisserez enfermer, injecter, censurer ou ostraciser au nom du bien commun. Plus jamais vous n’accepterez qu’on vous dépossède de votre humanité sous prétexte de vous protéger.

La mémoire n’est pas un fardeau. C’est un devoir de liberté. Et c’est en nous souvenant que nous resterons libres.

Le Volontariste
Auteur libre et penseur insoumis
Pour la liberté de penser, sans permission ni condition.

4 Responses

    • Merci ! On a besoin de plus de voix qui refusent d’oublier. Chaque personne qui reconnaît l’importance de cette mémoire devient un pilier pour un futur plus libre. Ensemble, on garde la flamme allumée. 🔥

  1. C’est sidérant en effet de voir les gens oublier, banaliser ce qui s’est passé durant cette période. Comme une majorité de petits soldats suivant les ordres, prêts à mourir pour un drapeau, pour sauver la nation. Ce grand pourcentage de la population obéissant, qui marche par la peur et ceux qui préfèrent toujours suivre la majorité sans réfléchir est pour le moins inquiétant. Et être celui qui ose réfléchir et remettre en question la consigne en vogue du moment se fait traiter de conspirationniste, ce qui équivaut presqu’à devenir lépreux.
    Non, moi non plus, je n’oublierai pas

    • Oui, cette dynamique de masse obéissante, couplée à l’exclusion sociale des dissidents, est un phénomène étudié en psychologie collective depuis longtemps. Ce qui est troublant, c’est que malgré l’Histoire, les mécanismes se répètent presque à l’identique. D’où l’importance de ne pas céder à l’amnésie collective. Se souvenir, c’est se prémunir.

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