Ce qui est légal n’est pas toujours moral : quand l’État impose la pensée
« Morality is about right vs wrong. Legality is just whatever the slave masters (government) SAY you can/can’t do. »
La morale concerne ce qui est juste vs ce qui est mal. La légalité n’est que ce que les maîtres esclavagistes (le gouvernement) décident que vous pouvez ou ne pouvez pas faire.
La criminalisation de la pensée au Canada et au Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, des individus sont désormais visés pour leurs pensées et prières silencieuses devant des cliniques d’avortement, arrêtés simplement pour ne pas se conformer à la ligne officielle. Cette dérive autoritaire illustre comment l’État moderne redéfinit progressivement les limites de la conscience individuelle.
Au Canada, même après le retrait du projet de loi C-63, suite aux élections, l’attention s’est portée vers deux textes récents qui révèlent une même logique de contrôle :
C-2, la Strong Borders Act, qui élargit la surveillance et les échanges de données entre agences canadiennes et étrangères, en particulier avec les États-Unis.
C-5, le One Canadian Economy Act, qui accorde au gouvernement des pouvoirs inédits pour accélérer des projets « d’intérêt national », tout en contournant l’étude environnementale et la consultation des peuples autochtones.
Plusieurs abus de pouvoir systémiques en Occident
1. Mise au pas de la liberté d’expression
En Europe et au Canada, les lois dites de lutte contre les discours « haineux » ou « extrémistes » imposent maintenant une censure préventive avant même que des propos soient tenus. Cette approche crée un climat où tout désaccord fondamental avec l’orthodoxie officielle peut être qualifié de menace, voire criminalisé.
L’Online Harms Act (ancien C-63) prévoyait des peines extrêmes : jusqu’à la perpétuité pour la parole controversée en ligne. Bien que morcelé en plusieurs textes, son esprit demeure intact : instaurer une censure de masse supervisée par l’État, où la définition du « discours acceptable » relève du pouvoir politique plutôt que du débat démocratique.
2. Frontières nationales et surveillance : l’abandon du mandat
Le C-2, au-delà des questions migratoires apparentes, ouvre dangereusement la porte à une surveillance sans précédent. Le point le plus choquant est l’abandon du mandat pour avoir des informations sur vous. Cette loi permet :
- Un partage massif de données entre agences canadiennes et américaines, sans encadrement juridique clair ni consentement des citoyens concernés
- Une réduction drastique des garanties procédurales en matière de surveillance, autorisant des inspections et collectes de données sans contrôle judiciaire strict
- L’établissement d’un régime où vos informations personnelles deviennent accessibles aux autorités sans que vous en soyez nécessairement informé
Cette évolution transforme la présomption d’innocence en présomption de culpabilité, où chaque citoyen devient un suspect potentiel soumis à une surveillance permanente.
3. Accélération des projets « nationaux » : quand l’État outrepasse les réalités locales
Le C-5 instaure un régime où l’efficacité économique justifie l’extinction temporaire des droits fondamentaux. Cette loi outrepasse les réalités locales et culturelles de chaque communauté en permettant au gouvernement fédéral de :
- Imposer des projets économiques sans consultation écologique approfondie
- Contourner systématiquement le principe de « consentement libre, préalable et éclairé » des peuples autochtones
- Ignorer les spécificités géographiques, environnementales et culturelles des régions concernées
- Centraliser à Ottawa des décisions qui affectent directement des communautés qui n’ont pas été consultées
Le gouvernement concentre ainsi entre ses mains le pouvoir d’approuver ou d’imposer des projets sans débat public significatif, transformant la démocratie locale en simple formalité administrative.
La mort comme service public : quand l’État encourage l’élimination des vulnérables
Au Canada, l’aide médicale à mourir (MAID) s’est dangereusement étendue bien au-delà des cas de maladies terminales. Le programme cible désormais des personnes souffrant de :
- Détresse psychologique : transformant la dépression en motif d’euthanasie plutôt qu’en appel à l’aide
- Handicap physique : suggérant que certaines vies sont moins dignes d’être vécues
- Pauvreté systémique : où l’État offre la mort comme solution à ses propres échecs sociaux
- Isolement social : punissant les plus vulnérables pour l’effritement du tissu social
Cette dérive révèle une logique eugéniste profondément troublante. L’État canadien encourage activement des citoyens en détresse à choisir la mort plutôt que d’investir dans des solutions systémiques à leurs problèmes. Des témoignages documentés révèlent comment des professionnels de la santé proposent spontanément l’euthanasie à des patients cherchant simplement de l’aide ou des soins.
Ce glissement rappelle les excès de l’eugénisme du début du XXe siècle, où les autorités encourageaient la disparition de vies jugées « indignes » ou « coûteuses » pour la société. La différence aujourd’hui réside dans l’habillage compassionnel d’une politique qui reste fondamentalement discriminatoire.
L’État transforme ainsi la mort en service public, détournant les ressources de la vie vers l’administration de la mort. Cette approche révèle une société qui a renoncé à lutter pour ses membres les plus fragiles.
La Charte québécoise : rappel des droits intrinsèques antérieurs à l’État
La Charte des droits et libertés de la personne du Québec établit dans son préambule un principe fondamental :
« CONSIDÉRANT que tout être humain possède des droits et libertés intrinsèques, destinés à assurer sa protection et son épanouissement »
Le terme « intrinsèque » n’est pas un accident de langage : ces droits appartiennent à chaque personne de manière naturelle, indépendamment de toute loi ou institution. Ils existent avant et au-dessus de l’État. Ils ne sont pas accordés par le gouvernement, ils limitent ce que le gouvernement peut légitimement imposer.
Cette conception place la dignité humaine comme source du droit, non comme concession du pouvoir politique.
Reprendre le fil de la liberté : vers une société fondée sur le consentement
Quand un gouvernement se donne le droit de redéfinir la réalité, de punir les pensées dissidentes, d’imposer la culture par la procédure judiciaire, de surveiller sans mandat, d’outrepasser les réalités locales et même d’encourager les plus vulnérables à choisir la mort plutôt que la vie, il ne défend plus la justice, il incarne la dérive totalitaire.
La morale ne vient pas de l’État. La conscience ne se légifère pas. Et les droits intrinsèques ne sont pas négociables.
Il est temps de revenir à un principe simple, mais révolutionnaire dans notre époque : si ce n’est pas volontaire, c’est de la tyrannie.
Le volontarisme comme alternative
Le volontarisme propose de choisir une société où toutes les interactions sont libres et mutuellement consenties. Cette philosophie implique :
- Rejeter la coercition institutionnalisée au profit de la coopération volontaire
- Bâtir une communauté d’êtres humains responsables, égaux en dignité, libres de penser, de créer, d’aimer et de refuser
- Respecter le consentement comme base de toute relation sociale légitime
Ce n’est pas l’anarchie du chaos, c’est l’ordre naturel de la liberté. C’est reconnaître que les solutions durables émergent de la collaboration libre plutôt que de l’imposition autoritaire.
Conclusion : la loi au service de l’humain
La loi doit servir l’humain, pas l’inverse.
Et la seule société vraiment juste est celle qu’on choisit, pas celle qu’on subit.
Face à la dérive autoritaire actuelle, le choix devient clair : accepter la soumission progressive à un État qui redéfinit arbitrairement nos droits, ou réaffirmer que certains principes, la liberté de conscience, l’intégrité du corps, le consentement, la dignité, demeurent inaliénables.
L’avenir de nos sociétés dépend de notre capacité à distinguer ce qui est légal de ce qui est moral, et à choisir courageusement la seconde voie quand les deux divergent.
Le Volontariste
Auteur libre et penseur insoumis
Pour la liberté de penser, sans permission ni condition.


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