Vacances de la construction : quand l’État planifie aussi ton bronzage
Chaque été, au Québec, c’est le même scénario: des plages bondées comme un buffet à volonté, des campings pris d’assaut, des hôtels pleins à craquer, et des prix qui montent plus vite qu’un taux d’intérêt post-pandémie. Pourquoi? Parce que le gouvernement a décidé, par pure bonté d’âme, de donner à près de 200 000 travailleurs de la construction exactement les mêmes deux semaines de vacances. Oui, obligatoires, uniformes, planifiées par décret.
Bienvenue dans le seul territoire en Amérique du Nord où l’État planifie non seulement tes impôts, ton éducation, ton système de santé… mais aussi tes vacances.
Un héritage syndical déguisé en chaîne
Tout commence en 1971, lorsque l’industrie de la construction est frappée par des conflits de travail. Solution magique? La centralisation totale des relations de travail, officialisée en 1975 dans la fameuse Loi R-20. C’est là qu’apparaissent les fameuses « vacances de la construction », censées apaiser les tensions et protéger la classe ouvrière.
Mais aujourd’hui, ces vacances ont perdu toute leur vertu égalitaire pour devenir un monument de rigidité collectiviste : deux semaines figées dans le béton, en plein été, imposées à tous les travailleurs, peu importe leurs envies, leur situation familiale, ou même leur secteur exact dans l’industrie.
Une orgie économique, sauf pour les travailleurs
Sur le plan économique, c’est un chef-d’œuvre… de gaspillage:
- Réserver un chalet? Bonne chance. Il faut s’y prendre un an d’avance.
- Aller au parc aquatique avec les enfants? Prépare 200 $ de plus qu’en juin.
- Vouloir un souper tranquille? Attends septembre.
L’effet pervers est évident: l’offre touristique est saturée, la demande est artificiellement concentrée, et les prix explosent, tout cela imposé par décret. Une planification digne du Gosplan soviétique.
Et pour les hôteliers ou les restaurateurs? Ils doivent trouver du personnel temporaire pour deux semaines intenses, ce qui est presque mission impossible. Résultat: services bâclés, clients frustrés, et une économie du tourisme qui tourne en rond.
Des familles désynchronisées par décret
Les effets sociaux sont tout aussi consternants :
- Les couples où l’un n’est pas dans la construction? Bonne chance pour organiser des vacances en famille.
- Les familles séparées avec garde partagée? C’est le Tetris de la frustration.
- Ceux qui rêvent de voyager hors-saison pour économiser et éviter la cohue? Interdit par la loi.
Cette politique transforme l’été québécois en une usine à frustration collective, où la liberté de choix est piétinée au nom de l’uniformité.
Une idée digne des fascismes d’hier
Le plus troublant? Ce genre de politique n’est pas nouvelle. Dans l’Italie fasciste des années 1930, Benito Mussolini avait imaginé des vacances « encadrées » pour les ouvriers : deux semaines dans des complexes de villégiature d’État, sous surveillance, pour renforcer la discipline nationale.
Même chose dans l’Allemagne nazie, avec le programme « Kraft durch Freude » (« La force par la joie »), qui proposait des croisières et des séjours planifiés par le régime pour créer une population docile et reconnaissante. Oui, des vacances obligatoires gérées par l’État, pour ton bien.
Le Québec n’est pas totalement une dictature, bien sûr. Mais il est l’un des seuls endroits au monde industrialisé à imposer par la loi des dates de vacances uniformes à une industrie entière. Même en Corée du Nord, les gens ont plus de flexibilité pour prendre une pause du béton.
le Québec, ce mirage de liberté
On aime se bercer de l’illusion que le Québec est une terre de liberté, de diversité, de choix. Mais dans les faits, la société québécoise est un laboratoire de contrôle social doux, paternaliste et insidieux.
Du permis de conduire aux passeports vaccinaux, en passant par les programmes de subvention ciblés, les écoles étatiques et… oui, même tes vacances, l’État québécois planifie ta vie comme une entreprise planifie ses stocks.
Les vacances de la construction sont un symptôme de plus d’une société qui confond bienveillance et coercition, qui refuse la responsabilité individuelle, et qui s’accommode d’un confort de masse au prix de la liberté individuelle.
Alors la prochaine fois que tu n’arrives pas à réserver un chalet pour ta famille, rappelle-toi :
Ce n’est pas une coïncidence, c’est une directive.
Et pendant qu’on t’interdit de choisir quand te reposer, n’oublie pas :
Tu vis dans un système où la liberté est optionnelle… sauf quand elle dérange l’État.
Le Volontariste
Auteur libre et penseur insoumis
Pour la liberté de penser, sans permission ni condition.


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