Pourquoi la révolte est impossible (et pourquoi on s’en fout)
Commençons par un fait simple.
Tout le monde sent que quelque chose ne tourne pas rond.
Mais plus personne ne croit qu’on peut y faire quoi que ce soit.
Tu votes rouge, puis bleu.
Puis re-rouge.
Tu fais des manifs, tu signes des pétitions, tu changes ta photo de profil pour « soutenir la cause ».
Mais rien ne change.
Et c’est normal.
Parce que tout est conçu pour que rien ne change.
Le système n’a pas d’interrupteur
T’es fâché? Super.
Tu veux changer le système? Très bien.
Mais… le système n’est pas un interrupteur. C’est une pieuvre de 1000 tentacules gérés par 1000 bureaux différents, tous interchangeables. Si tu coupes un bras, un autre pousse. Et la pieuvre continue de te facturer des impôts pendant que tu cries dans la rue.
Il n’y a pas de Bastille à prendre.
Pas de roi à décapiter.
Juste un monstre administratif qui ne dort jamais.
Ils ont le cash, les juges, les tanks… et Netflix
Tu veux fonder un mouvement? Il te faut de l’argent.
Tu veux de l’argent? Tu dois aller voir des banques ou des investisseurs.
Et eux? Ils veulent du compliant, du docile, du compatible avec l’agenda.
Tu veux faire un projet qui dérange?
Tu seras bloqué, déréférencé, ou traîné en cour pour « irrégularité fiscale ».
Tu veux résister avec des armes? Ils ont les drones, la reconnaissance faciale, et toutes tes conversations privées déjà archivées.
Tu veux t’informer? Bonne chance.
Les médias disent tous la même chose. Ceux qui pensent autrement sont appelés « extrémistes »,
« menace à la démocratie » ou pire : « désinformateurs ».
(Bon courage si tu oses parler de liberté dans ce contexte, tu finiras dans le même panier que les complotistes qui croient que la terre est plate et que Trudeau est un lézard.)
La révolte est devenue une pub
Aujourd’hui, « résister » se fait sur TikTok.
Et pendant que tu dénonces la tyrannie en story, le système note tes préférences, tes mots-clés, ta géolocalisation… et t’envoie une pub pour un t-shirt « Révolutionnaire woke, taille M ».
Le contrôle est subtil. Il est intégré.
Il ne t’interdit rien. Il t’influence.
Il t’infantilise.
Il te divertit.
Et quand tu dérapes, il t’annule.
Tu ne peux pas gagner à leur jeu
Tu veux utiliser leur système pour les battre?
Ils ont fait les règles.
Tu veux lancer un référendum, créer un parti, ou militer pour une réforme?
Ils ont déjà prévu les issues. Et les contrefeux.
Tu veux t’en prendre aux institutions?
Tu vas mobiliser un monde fou…
…et à la fin, tu te feras doubler par une commission d’enquête, un nouveau comité, ou un programme pilote de consultation citoyenne.
Merci d’avoir participé.
Veuillez retourner à votre télétravail.
Bon. Et maintenant?
Tu peux chialer. Crier à l’injustice.
Faire des memes.
Écrire un statut rageur.
Et recommencer demain.
Ou…
Tu peux sortir du jeu.
Le volontarisme, c’est pas une révolution. C’est une sortie.
Tu ne changeras pas leur monde. Mais tu peux cesser de l’alimenter.
Le volontarisme, c’est simple:
- On crée des structures légales hors de leur contrôle.
- On s’organise sans l’État et sans leurs subventions.
- On échange sans banques, sans taxes, sans espionnage numérique.
- On construit des communautés réelles qui n’attendent plus les permissions du système.
On ne demande rien.
On n’exige rien.
On fait. Point.
C’est lent, c’est exigeant, c’est marginal.
Mais c’est réel.
Et surtout, c’est nôtre.
✍️ Le Volontariste


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