On s’en fout de ta cause

Ce n’est pas contre toi. C’est contre ce que tu représentes.

Tu veux qu’on s’indigne avec toi. Qu’on signe ta pétition. Qu’on porte ton ruban. Qu’on marche dans ta manifestation.
Mais avant même de nous parler, tu as déjà décidé de ce qu’on devait penser.

Et si on ne pense pas comme toi? Pas grave. Tu as prévu un plan B: la force.

C’est là que tu perds tout. Pas parce que ta cause est mauvaise. Mais parce que tu veux l’imposer.

Tu ne veux pas débattre. Tu veux légiférer. Tu veux réglementer. Tu veux punir.
Bref, tu veux coercer.

Et c’est là que j’appuie sur pause.

Parce que dans ce monde qui tourne à l’envers, je m’accroche à une valeur simple. Une seule, mais solide:
Personne ne mérite d’avoir un fusil pour faire passer ses idées.

Pas même toi.

Voici comment fonctionne ton monde « pacifique »

Tu votes une loi.
Tu fais passer ça comme un simple ajustement administratif. Rien de grave.

Puis tu crées un règlement.
Avec un numéro bien long, incompréhensible, pour décourager les curieux.

Quelqu’un refuse de s’y plier? Tu lui envoies un avertissement.
Verbal d’abord. Poli, bienveillant. Avec le sourire du fonctionnaire qui applique les règles.

S’il persiste?
Avis écrit. Contravention. Saisie de biens. Suspension de permis. Gèle de compte bancaire.

Et s’il ose dire non publiquement?
Tu le convoques devant un juge. Tu l’humilies. Tu l’écrases avec ta jurisprudence.

Et si, à ce stade, il refuse encore?
Mandat. Police. Arrestation.

Et s’il résiste? Là, c’est fini.
Il devient une « menace à la sécurité publique ».
Et si jamais il continue de s’opposer, on l’abat.

Oui, on le tue.

Tout ça parce qu’il n’a pas voulu obéir à ton idéologie du moment.

Tu trouves ça extrême?
C’est pourtant exactement la procédure.
Tu appelles ça la paix sociale. Moi j’appelle ça la violence bureaucratisée.

Mais voyons… personne ne veut aller jusque-là.

C’est vrai.
Toi, tu veux seulement le début du processus: les lois, les règles, les taxes, les amendes.

Mais ce que tu refuses d’assumer, c’est que tout le reste vient avec.
Tu crois être du bon côté parce que tu es « pour la justice » ou « pour l’environnement ».
Mais dans les faits, tu es pour l’intimidation légale, pourvu qu’elle serve ton camp.

Tu es pour le bâillon.
Tu es pour la punition des non-conformes.
Tu es pour l’exclusion de ceux qui doutent.

Et tout ça, bien sûr, avec les ressources de l’État. Parce que tu ne veux surtout pas avoir à convaincre qui que ce soit.
Tu veux juste que l’autorité règle ça à ta place.

Et si je refuse, moi?

Si je refuse de financer ta cause? Tu veux me taxer.

Si je refuse de m’y soumettre? Tu veux que l’État m’envoie une lettre.

Si je refuse encore? Tu veux qu’on me traîne devant un juge.

Et si je tiens bon? Tu veux que l’État me fasse plier.

Et toi, dans tout ça, tu fais quoi?
Tu restes bien assis dans ton confort, en te disant que la justice suit son cours.

Mais la vérité, c’est que tu coopères avec un monstre.
Un monstre froid, qui ne défend pas des idées, mais des procédures.
Un monstre qui ne connaît que deux réponses : oui monsieur ou cellule 14.

Alors oui, On s’en fout de ta cause.

Parce que tu as choisi la mauvaise arme.
Tu as troqué la raison pour le décret.
Tu as remplacé le dialogue par le code pénal.

Et tant que tu penses que c’est acceptable d’utiliser l’État pour forcer les gens à penser comme toi,
tu n’es pas un militant. Tu es un tyran qui s’ignore.

Peu importe que ta cause soit noble, urgente ou populaire.
Si elle a besoin d’une matraque pour exister,
elle ne mérite ni respect, ni financement, ni obéissance.

Elle mérite le rejet clair de tous ceux qui tiennent encore à la liberté.


Tu veux qu’on écoute ta cause?
Commence par poser ton arme. Puis on parlera.

✍️ Le Volontariste

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