Premiers jours à la Vague: campé, prêt, observant

Arrivé mercredi après le dîner. L’accueil a été chaleureux, beaucoup d’amis déjà sur place. Pas besoin de chercher longtemps pour sentir qu’on est au bon endroit. J’ai monté mon campement pendant que d’autres faisaient pareil un peu partout autour. La base était posée.

Jeudi matin, j’ai installé le kiosque. Rien de trop tape-à-l’œil, juste assez pour attirer les curieux. Les festivaliers ont commencé à arriver en masse après le dîner, normal, trois heures de route depuis Montréal, ça se digère.

La majorité des exposants ont passé la journée à s’installer. En après-midi, les choses ont vraiment démarré: conférences, musique, sourires, poignées de main. Et puis, une scène improbable mais révélatrice: une participante est arrivée… en remorqueuse. Son Westfalia l’avait lâchée en chemin, mais elle tenait à être là. Même panne moteur, même pas grave. Elle a débarqué avec le sourire. La preuve que l’envie de participer dépasse les obstacles mécaniques.

Les food trucks, eux, sont arrivés… après le souper. Grande déception pour plusieurs qui espéraient casser la croûte. Mais l’esprit est resté à la fête. On se rattrapera demain.

En soirée, chacun a trouvé son coin. Chanteuse dans la grange pour les mélomanes, quatre feux répartis un peu partout, chacun avec sa propre ambiance: tamtam, discussions politiques, bavardages désorganisés. L’important, c’est que ça vibrait. Et pour certains, ça a duré jusqu’au petit matin.

La nuit a été froide, très froide. Le mercure flirtait avec les 10 °C. Mais le vendredi s’est levé sous un beau soleil. Un déjeuner œufs-fromage dans un pain au fromage, ça remet le monde d’aplomb.

Dans l’aire des kiosques, les derniers emplacements se remplissent tranquillement. Notamment le gros trou de quatre emplacements qui s’est comblé avec les tables de Réinfo Québec. C’est devenu le coin politique. Le coin de ceux qui croient encore que la solution passera par un bulletin de vote.

Moi, je suis installé pour la journée. Le vent est frais, mais le moral est bon. Les discussions s’annoncent riches. Et ce n’est que le début.


✍️ Le Volontariste

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