Où sont passés les anti-establishment?

Il fut un temps où s’opposer à l’autorité allait de soi.
Pas besoin d’un manifeste. Pas besoin d’un parti.
On savait instinctivement que l’État mentait, que les élites manipulaient, que les puissants s’enrichissaient sur notre dos.

Aujourd’hui?
On choisit une équipe, bleue ou rouge, et on défend sa cage pendant que ceux qui tirent les ficelles dans les loges se tapent dans la main.

Alors… que s’est-il passé?

Ce n’est plus le même système

Dans les années 60, être anti-establishment, c’était être de gauche.
Contre la guerre, contre l’État moraliste, contre l’autorité conservatrice.

Mais les progressistes ont pris le pouvoir culturel, éducatif, médiatique et corporatif.
Aujourd’hui, l’establishment est woke, pro-identitaire, pro-gouvernance mondiale, pro-censure sanitaire, pro-contrôle numérique et pro-guerre.
Et il s’affiche comme tel, sans complexe.

Les jeunes qui veulent rejeter ce système… se tournent maintenant vers la droite, vers la religion, vers la famille traditionnelle, vers l’ordre et les racines.

Les rebelles d’hier sont devenus les conformistes d’aujourd’hui.
Les rebelles d’aujourd’hui ressemblent aux conservateurs d’hier.

La fausse opposition gauche/droite

Après 2008, les citoyens de gauche comme de droite s’unissent brièvement contre les banquiers, contre Wall Street, contre les élites corrompues.
Tea Party. Occupy Wall Street. Même combat.

Trop dangereux.
On a donc injecté du poison dans le débat: la guerre des identités.

Tu es contre les banques?
Tiens, débat plutôt sur les toilettes transgenres.

Tu veux dénoncer la corruption?
Et si on parlait plutôt des privilèges blancs?

Tout a été recentré autour de la culture woke, des drapeaux, des symboles, des termes vides.
Et pendant qu’on s’entretue dans l’arène médiatique, ceux qui dirigent rigolent.
Diviser pour mieux régner.

On a perdu le langage de la résistance

Autrefois, on parlait du « système », du « complexe militaro-industriel », du « man ».
C’était clair, imagé, compréhensible. Le peuple contre le pouvoir.

Aujourd’hui, ces mots ont disparu du langage courant, relégués aux archives d’un passé qu’on préfère oublier. Remplacés par des étiquettes creuses :

  • Gen Z
  • Millenials
  • Conservateurs
  • Extrême droite
  • Social justice warriors
  • Extrême-centre (oui, oui)

Mais sans vocabulaire, on ne peut plus penser la dissidence.
On la vit peut-être, on la ressent sûrement, mais on n’arrive plus à la nommer.
Alors elle se dissout dans les algorithmes.

On ne vit plus des époques, on vit des cases

Avant, une époque, c’était un état d’esprit partagé.
Les années 70 avaient leur style, leur musique, leurs valeurs.
Les années 90, leurs repères communs.

Aujourd’hui?
On parle en générations.
On cloisonne.
Tu es Gen Z, donc tu penses X.
Tu es boomer, donc tu penses Y.

C’est plus simple pour le marketing. Et pour la division.

Il n’y a plus de culture partagée.
Il y a des camps.
Et chacun pense que l’autre est l’ennemi.

Et si on ramenait le bon vieux « the man »?

Dans les années 60 et 70, le « the man », c’était l’image populaire du pouvoir oppresseur: le gouvernement, les flics, les patrons, les institutions. C’était le mot des hippies, des musiciens, des contestataires pour désigner l’ennemi d’en haut, celui qui contrôle sans jamais se montrer.

C’est peut-être bête.
Mais si on ne nomme pas l’ennemi, on finit par se battre entre nous.

Il est où, l’ennemi?

Pas dans l’autre parti. Pas chez ton voisin qui pense différemment.
Pas chez le prof syndiqué, ni chez le gars en pick-up avec une casquette rouge.

L’ennemi est là-haut.
Dans les conseils d’administration.
Dans les ministères invisibles.
Dans les institutions sans mandat, mais pleines d’influence.
Dans les agences qui imposent sans voter.
Dans les lobbys qui rédigent les lois.

Bref: le pouvoir coercitif centralisé, qu’il soit étatique, bancaire ou technologique.

Appelle-le comme tu veux : l’oligarchie, la machine, la caste, le cartel, le système… ou juste le « man ».
Mais nomme-le.

Et arrête de regarder à gauche et à droite, regarde vers le haut.

Une autre voie est possible

Le problème n’est pas la gauche. Ni la droite.

Le problème, c’est de croire que notre vie doit se plier à un modèle imposé d’en haut.

Que nos relations doivent être régies par des bureaucrates.
Que notre argent doit être géré par des banques centrales.
Que notre temps, notre savoir, notre sécurité, notre logement, notre santé, notre parole doivent dépendre d’une structure qu’on ne contrôle pas.

Et si on sortait du jeu?

Pas pour voter autrement.
Pas pour protester dans la rue.
Mais pour construire autre chose, ensemble.
Un modèle fondé sur le volontariat, le contrat, le respect mutuel et la responsabilité.

Créer notre propre contenant juridique.
Reprendre la maîtrise de nos échanges.
Vivre selon nos valeurs, sans imposer nos choix aux autres.

Le Volontarisme n’est pas un rêve. C’est un retour au bon sens.

Mais pas si tu restes assis sur ton fauteuil en priant pour que les tyrans soient raisonnables.

✍️ Le Volontariste

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