Québec capitaliste? Un conte pour enfants gâtés
Tu entends souvent cette phrase: « On vit dans un système capitaliste, c’est ça le problème. »
C’est devenu une rengaine dans les milieux militants, progressistes, syndicalistes, voire chez monsieur et madame Tout-le-monde. Le capitalisme serait la source de tous nos maux: inégalités, exploitation, pauvreté, destruction de la planète, oppression des licornes bipolaires, etc.
Mais il y a un petit hic: le Québec n’est pas capitaliste. Pas du tout.
Ce qu’on appelle ici « capitalisme » est une illusion entretenue par l’État pour te faire croire que tu es libre pendant qu’il contrôle à peu près tout.
Alors remettons les pendules à l’heure. Voici ce qu’est le vrai capitalisme, et voici ce que le Québec en a fait.
La propriété privée… conditionnelle
Capitalisme:
Tu possèdes un bien, tu es libre de l’utiliser, le vendre, le léguer, ou le détruire. L’État est là uniquement pour garantir que personne ne vienne te le voler.
Québec:
Tu crois être propriétaire. Mais chaque année, il faut payer une taxe pour continuer à « habiter chez toi ». C’est un loyer à vie versé au gouvernement. Tu veux construire une cabane dans ta cour? Demande la permission. Tu veux faire du Airbnb dans ton duplex? C’est interdit… sauf si t’as le bon permis, au bon endroit, au bon moment, avec la bonne déclaration.
Et si tu meurs? Surprise! L’État fait comme si tu avais vendu tous tes biens, et t’impose une dernière fois. Même mort, t’es bon à traire.
C’est pas de la propriété privée. C’est une location camouflée avec menace de saisie.
Le libre marché… corseté de A à Z
Capitalisme:
Tu veux vendre un service ou un produit? Tu le fais. Si ton offre est bonne, tu gagnes. Sinon, tu t’adaptes. Les clients choisissent, l’État regarde.
Québec:
Tu veux ouvrir un salon de coiffure à domicile? Va te battre avec les inspecteurs. Tu veux vendre du lait? Il te faut une quota. Tu veux une garderie privée? Il faut respecter 400 normes, sinon tu te fais inspecter comme un laboratoire de guerre bactériologique.
Et bien sûr, les monopoles publics sont intouchables: Hydro-Québec, SAQ, SAAQ, santé, éducation. Pas de concurrence, pas de sortie, pas de choix.
Ce n’est pas un marché libre. C’est un labyrinthe kafkaïen avec des impôts et des taxes à chaque tournant.
Le profit… diabolisé, surtaxé et confisqué
Capitalisme:
Le profit, c’est ce que tu gagnes en servant les autres efficacement. C’est sain, c’est productif, et c’est ce qui pousse à innover.
Québec:
Tu fais du profit? Honte à toi. Prépare-toi à payer l’impôt, puis la taxe sur dividende, puis l’impôt sur les gains en capital. Ah, et si t’as du succès? On va t’imposer plus que les autres. Pour la « justice sociale ».
Dans les médias subventionnés, le mot « profit » est pratiquement un juron. Sauf quand ce sont les amis de l’État qui en font, là c’est de la saine gestion.
Faire du profit au Québec, c’est comme courir avec des boulets: t’as le droit, mais t’es pas censé gagner.
La concurrence… sauf pour les amis du régime
Capitalisme:
Les meilleurs gagnent. Les entreprises se battent à armes égales. L’innovation est récompensée.
Québec:
Certains secteurs sont fermés ou ultra-réglementés. D’autres sont tenus à bout de bras par des subventions massives. Tu veux te lancer dans l’agriculture, le taxi, la pharmacie, la construction, le cannabis? Trop tard, les places sont déjà prises par ceux qui ont leur permis depuis 1980.
Et si t’arrives avec une meilleure idée? Les lobbys feront pression pour qu’on te coupe les jambes.
C’est pas de la concurrence, c’est du favoritisme légal. Une cage dorée pour les anciens, un mur de briques pour les nouveaux.
L’accumulation du capital… découragée à coups de masse fiscale
Capitalisme:
Tu accumules des outils, du savoir-faire, des ressources. Tu investis, tu crées de la richesse.
Québec:
Tu t’enrichis? L’impôt va te couper ça court. Et si tu veux réinvestir dans ton entreprise, prépare-toi à remplir 15 formulaires, négocier avec Revenu Québec, et risquer un audit surprise.
Et pendant que tu t’épuises à bâtir, d’autres s’installent confortablement dans les programmes sociaux, encouragés à ne rien produire.
Accumuler du capital ici, c’est comme remplir un seau percé pendant qu’un fonctionnaire t’arrose de sable.
Le travail salarié… une jungle administrative
Capitalisme:
Tu veux travailler? Tu travailles. Tu veux embaucher? Tu embauches. Le contrat est libre.
Québec:
L’embauche est un casse-tête bureaucratique. Tu paies plus de charges que de salaire. Tu veux licencier quelqu’un? Appelle ton avocat. Et si tu refuses d’engager quelqu’un à cause d’un détail idéologique, tu risques une plainte aux droits de la personne.
Et côté travailleur, plus tu gagnes, plus on t’arrache. Au point où beaucoup se demandent : « Pourquoi je travaille, déjà? »
Le travail est dissuadé, et l’entrepreneuriat puni. C’est la logique inversée du progrès.
La responsabilité individuelle… remplacée par la victimisation
Capitalisme:
Tu assumes. Tu gagnes? Bravo. Tu perds? Tu apprends. La liberté vient avec la responsabilité.
Québec:
Tu échoues? C’est la faute du système. Tu n’es jamais responsable. Tu peux poursuivre, manifester, demander une subvention ou un programme d’aide. Tu veux réussir? Là par contre, on t’en demande beaucoup.
La victimisation est encouragée, l’initiative personnelle découragée.
La séparation État-économie… une blague bureaucratique
Capitalisme:
L’État arbitre, protège les droits, et ne se mêle pas du reste.
Québec:
L’État est partout: propriétaire, employeur, banquier, investisseur, subventionneur, et juge. Il finance ce qu’il aime, punit ce qu’il déteste. Il t’impose une SAQ, une RAMQ, un Hydro, une SAAQ, une CNESST, un MAPAQ, et t’oblige à passer par lui pour la moindre activité.
L’État est devenu l’entreprise dominante. Et il fixe les règles pour les autres.
Alors, capitalisme?
Non.
Le Québec n’est pas capitaliste.
C’est un modèle hybride autoritaire, un système où l’État garde les apparences du capitalisme (commerces, salaires, investissements), mais contrôle les leviers, les règles et la fiscalité avec une poigne de fer.
C’est du capitalisme administré, où tu peux respirer, mais seulement si t’as rempli les bons formulaires, payé ton pizzo, et respecté la ligne idéologique.
Et la majorité trouve ça normal.
Parce que le mensonge est enseigné dès l’école:
« On vit dans un pays riche, libre, capitaliste. »
Mais la vérité est plus brutale:
Tu vis dans un jardin clôturé. C’est joli, tant que tu ne cherches pas la sortie.
Tu veux bâtir quelque chose de vrai, sans chaînes, sans jeux truqués?
Il va falloir sortir du cadre, pas repeindre la clôture.
✍️ Le Volontariste


No responses yet