Le Canada, où se défendre est un crime
Il y a des nouvelles qui résument à elles seules toute l’absurdité d’un pays. Celle-ci en est une.
À Kawartha Lakes, en Ontario, un résident s’est réveillé au beau milieu de la nuit pour découvrir un intrus dans son appartement. Réflexe normal: il s’est défendu. Pas avec des mots doux ni avec une discussion autour d’un café, mais avec la force qu’exige une intrusion à 3 h du matin.
Résultat? Le voleur fait face à des accusations… mais le résident aussi. Lui, la victime, est accusé de voies de fait graves et d’agression armée.
Tu lis ça et tu te demandes: est-ce une blague? Non. C’est le Canada, pays où la victime doit s’excuser d’avoir survécu et où se défendre est traité comme un crime.
Le droit de se défendre… en théorie seulement
Le Code criminel canadien reconnaît la légitime défense. Mais c’est une défense conditionnelle, encadrée, truffée de zones grises. Tu peux repousser une agression, mais seulement avec une « force raisonnable et nécessaire ».
Qui définit ce qui est « raisonnable »? Pas toi, pas dans le feu de l’action. Ce sont les tribunaux, des mois plus tard, avec le luxe du temps, du recul et de l’abstraction.
Dans la réalité, un citoyen réveillé en pleine nuit n’a ni chronomètre ni manuel de droit criminel en poche. Il agit avec peur, instinct et urgence. Mais pour le système, ça ne compte pas. Ce qui compte, c’est de rappeler que ton droit de te défendre est théorique, et qu’il peut t’être retiré si tu n’as pas respecté les règles d’un jeu truqué.
Le monopole de la violence
Voilà le cœur du problème: au Canada, l’État garde jalousement le monopole de la violence. Seule la police, l’armée et certaines agences « autorisées » ont le droit de décider quand et comment la force peut être utilisée.
Toi, simple sujet, tu es toléré tant que tu restes faible, dépendant et vulnérable. Mais si tu deviens capable de te défendre efficacement, tu deviens une menace pour ce monopole.
C’est pour ça que les moyens pratiques de défense sont interdits. Spray au poivre? Illégal. Taser? Illégal. Matraque? Illégal. Arme à feu? Tellement encadrée qu’en pratique, l’utiliser pour sauver ta peau te mènera devant le juge.
Le message est clair: tu peux appeler la police et attendre, mais tu n’as pas le droit de te protéger toi-même avec des outils qui te donnent une vraie chance de résister.
La procédure comme punition
Dans ce système, la punition ne se limite pas à la peine finale. C’est le processus lui-même qui écrase.
Même si tu es acquitté, tu dois passer par des mois de procédures, payer des frais d’avocat exorbitants, voir ton nom traîné dans les journaux, subir le stress permanent d’un casier potentiel.
C’est une méthode de dissuasion subtile mais implacable: elle t’apprend à ne pas te défendre. À rester une victime. Parce qu’oser riposter pourrait te coûter plus cher que de subir le crime.
Quand la victime devient l’ennemi
Cette logique conduit à une situation absurde: le criminel, lui, prend un risque limité. Il sait qu’en cas d’arrestation, il y aura souvent des remises en liberté, des peines symboliques, des programmes de réinsertion.
Toi, si tu réponds trop fort, c’est ta vie entière qui bascule. Ta maison peut être hypothéquée par les frais juridiques, ton emploi menacé, ta réputation détruite.
Au final, le criminel a plus de marge de manœuvre que le citoyen honnête. Le Canada préfère les victimes et les criminels aux gens autonomes. Parce que les victimes dépendent de l’État et les criminels justifient son existence. Mais l’individu autonome, lui, n’a besoin de personne. Et ça, c’est intolérable pour un système qui vit de ta dépendance.
Les priorités renversées
Pourquoi un simple spray au poivre t’attire des accusations criminelles, alors qu’un voleur récidiviste peut ressortir après quelques mois? Parce que les délits contre l’État sont jugés plus graves que les crimes contre toi.
- Refuser de payer tes taxes, posséder un outil interdit, défier l’autorité: punition lourde.
- Frapper une vieille dame pour lui voler son sac: punition légère, voire sursis.
L’agresseur attaque un individu, mais toi, si tu prends en main ta sécurité, tu attaques le principe sacré de l’autorité. Et ça, l’État ne pardonne jamais.
La grande hypocrisie canadienne
On vante le Canada comme une démocratie moderne, un pays libre, une société juste. Mais chaque fait divers de ce genre dévoile l’hypocrisie crasse qui soutient cette façade.
Un pays libre n’aurait pas peur d’un citoyen capable de se défendre.
Un pays libre n’humilierait pas une victime en l’accusant comme un criminel.
Un pays libre n’exigerait pas que ses habitants attendent sagement l’arrivée d’une police toujours trop tardive.
La vérité est plus simple et plus sombre: le Canada n’est pas un pays libre. C’est une fraude hypocrite qui préfère des citoyens désarmés, soumis et dépendants à des individus forts, responsables et autonomes.
Alors, la prochaine fois qu’on te vante « la sécurité et la liberté canadiennes », pense à ce résident menotté pour avoir osé protéger son propre appartement.
Et demande-toi: est-ce ça, la liberté?
✍️ Le Volontariste


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