Le totalitarisme n’a pas disparu. Il a changé de peau.
Quand on parle de dictature, beaucoup pensent encore à l’image d’Épinal: un homme en uniforme qui crie dans un micro, des foules hypnotisées, des camps et des barbelés.
Le XXᵉ siècle en a donné de bons échantillons: Hitler, Mussolini, Staline, Mao. Des millions de morts, des peuples écrasés, une terreur brute et visible.
Mais croire que le totalitarisme est mort avec ces moustaches et ces drapeaux, c’est une erreur. Il s’est transformé. Il a compris que les chaînes visibles provoquent la révolte. Aujourd’hui, il avance sous des habits neufs: numériques, sanitaires, « bienveillants ».
Hier : les barbelés
Aujourd’hui: le code QR
Autrefois, on enfermait physiquement les opposants dans des camps. Le goulag soviétique, les camps nazis, les prisons maoïstes.
Aujourd’hui, un simple QR code suffit. Pendant la COVID, ceux qui refusaient l’injection voyaient leur passe sanitaire désactivé. Ils n’avaient plus accès aux restaurants, aux avions, parfois même aux bibliothèques. L’exclusion sans barbelés, mais tout aussi efficace.
Et ce n’était qu’un test. En Chine, le système est devenu permanent. Chaque citoyen vit sous un QR code de santé, lié à son identité numérique et à son score social. Tu manifestes? Code rouge. Tu voyages trop? Code bloqué. Tu critiques le pouvoir? Code désactivé. Plus besoin de barreaux: la prison est dans ton téléphone.
Hier : la violence du fusil
Aujourd’hui: la seringue et l’abattage sanitaire
Le XXᵉ siècle terrorisait par les rafles et les fusils. L’opposant était liquidé ou envoyé mourir au camp.
Aujourd’hui, on brandit la seringue « pour ta santé ». Pas de balle, mais une injection obligatoire. Refuse, et tu perds ton emploi, ton accès aux services, ta liberté de circuler. Le corps devient un champ de bataille politique.
Et le pire, c’est que ce scénario est déjà appliqué… aux animaux. Ces dernières années, des éleveurs ont vu leurs troupeaux abattus, parfois par dizaines de milliers de bêtes parfaitement saines, sous prétexte de prévenir une maladie « potentielle ». Les propriétaires n’ont eu aucun droit de refus. Tout s’est fait au nom de la biosécurité.
Aujourd’hui, ce sont les vaches et les porcs. Demain, ce sera l’humain. Le précédent est posé.
Hier : le carnet du parti
Aujourd’hui: l’identité numérique
Sous les régimes totalitaires, il fallait un livret de travail ou une carte du parti. Pas de tampon, pas de vie.
Aujourd’hui, les gouvernements préparent l’identité numérique universelle. Elle centralisera ton statut vaccinal, tes informations financières, ton empreinte carbone, ton historique de voyage. Chaque interaction deviendra conditionnelle à cette clé. Perds-la, et tu cesses d’exister socialement.
Hier : la monnaie du régime
Aujourd’hui: la monnaie programmable
Les régimes contrôlaient déjà la monnaie. Le rouble soviétique ou le yuan maoïste interdisaient toute autonomie économique.
Demain, ce sera la monnaie numérique de banque centrale (CBDC). Contrairement à un billet, elle sera programmable. L’État pourra décider où, quand et comment tu dépenses. Ton argent expirera s’il n’est pas utilisé. Il sera bloqué pour « achats non essentiels ». Le goulag financier sera total.
Hier : la propagande officielle
Aujourd’hui: l’algorithme et la censure
Hier, les dictatures contrôlaient les journaux et la radio. Aujourd’hui, les algorithmes filtrent ce que tu vois. Pas besoin de brûler les livres: il suffit de les rendre invisibles dans les résultats de recherche. Pas besoin de commissaire politique: l’autocensure est déjà intégrée dans la peur de perdre son compte.
Le danger est plus grand aujourd’hui
La différence, c’est qu’hier les gens savaient qu’ils vivaient sous une dictature. Aujourd’hui, beaucoup croient encore être libres. Ils confondent le confort matériel avec la liberté. Ils pensent qu’être capable de commander une pizza sur une application prouve que tout va bien, pendant que chaque geste est surveillé, conditionné, limité.
Et comme toujours, le problème n’est pas seulement ceux qui imposent, mais la masse qui obéit sans poser de questions.
Le choix qui reste
Le totalitarisme moderne n’a plus besoin de goulags. Il a mieux: l’adhésion naïve des masses. Le fusil a fait place à la seringue, les barbelés au QR code, la censure frontale aux algorithmes invisibles.
Mais il reste une constante: celui qui refuse d’obéir devient un paria.
C’est pour ça que nous travaillons à bâtir une alternative. Un espace où la vie ne dépend pas d’un code scanné, d’une autorisation numérique, ni d’un chantage sanitaire. Un espace où la liberté n’est pas un privilège octroyé par l’État, mais une réalité vécue et protégée par ceux qui la prennent au sérieux.
✍️ Le Volontariste


No responses yet