Sans liberté d’expression, il ne reste que l’obéissance

« Most people don’t care about free speech because they don’t have a single original unapproved thought. It’s an IQ test. »
— Stefan Molyneux

Traduction: La plupart des gens se fichent de la liberté d’expression, parce qu’ils n’ont pas une seule pensée originale non approuvée. C’est un test de QI.

La plupart des gens ne défendent pas la liberté d’expression parce qu’ils n’en ont pas besoin. Tant qu’ils répètent les opinions autorisées, tout va bien. Ils croient être libres parce qu’ils n’ont jamais essayé de l’être.

Mais dès qu’une idée dérange, la tolérance s’évapore. On ne débat plus, on censure. On ne réfute pas, on bannit. Et tout le monde applaudit, persuadé qu’on “protège” la société.

Le problème, c’est qu’une société qui se croit trop fragile pour supporter une opinion devient une dictature qui ne tolère plus aucune.


La liberté d’expression n’est pas un luxe

Sans liberté d’expression, il ne reste que le conformisme. Si tu n’es pas libre de critiquer, tu n’es pas libre, point.

C’est la première des libertés, celle qui protège toutes les autres. Quand on t’interdit de parler, c’est pour t’empêcher de penser. Et quand on t’empêche de penser, on peut te faire croire n’importe quoi.

Regarde la Chine: là-bas, le simple fait de critiquer le gouvernement peut te priver de ton emploi, de ton compte bancaire ou de ton droit de voyager. Un système de “crédit social” gère ta vie comme on gère un chien de compagnie: récompense quand tu obéis, punition quand tu dévies.

Regarde la Corée du Nord: ils ont la “paix sociale”, oui. Mais c’est celle du cimetière intellectuel. Personne ne pense, tout le monde répète.

Et ne crois pas que ça ne peut pas arriver ici. En 2024, plus de 12 000 citoyens britanniques ont été arrêtés pour des opinions publiées sur internet. Des propos jugés “offensants”, “haineux” ou simplement “non conformes”.
C’est là qu’on voit la pente glissante: de la morale à la police de la pensée, il n’y a qu’un pas et il est déjà franchi.

Chaque régime totalitaire commence ainsi: on te dit que certaines paroles “font du mal”. Puis on t’explique que, pour le bien commun, il faut les interdire. Et un matin, tu découvres que c’est toi qu’on accuse de “haine” simplement parce que tu n’es pas d’accord.

Le mythe du “hate speech”

Le “hate speech” n’existe pas. Il y a seulement le speech que tu hais.

Cette idée qu’on pourrait interdire certaines paroles “dangereuses” repose sur une illusion: qu’il existe un arbitre neutre capable de décider ce qu’on a le droit de dire. Mais cet arbitre, dans le monde réel, c’est toujours le pouvoir.

Et le pouvoir se trompe. Souvent.
Souviens-toi de la période COVID: “sécuritaire et efficace”, qu’ils disaient.
Ceux qui doutaient étaient censurés, traités de complotistes, parfois même radiés de leur profession. Trois ans plus tard, les mêmes institutions admettent que non, ce n’était ni parfaitement sûr, ni parfaitement efficace. Mais le mal est fait: le débat avait été interdit.

Même chose pour le masque, le confinement, les couvre-feux. Tout ce qui contredisait la narrative officielle était automatiquement “dangereux”. Et pourtant, la plupart de ces “fausses nouvelles” se sont révélées… vraies.

C’est ça, le problème avec la censure: elle ne protège jamais la vérité. Elle protège le mensonge qui sert le pouvoir.

Aujourd’hui, on t’interdit la “haine”. Demain, on t’interdira le doute. Après-demain, on t’interdira la vérité. parce qu’elle “blesse”.

La censure n’est jamais un acte de vertu. C’est un acte de peur.
Et le “hate speech”, dans la bouche du pouvoir, veut simplement dire: “tais-toi, tu déranges nos mensonges.”

Pourquoi même la haine doit être entendue

Si tu veux juger les mauvaises idées, il faut qu’elles puissent être dites.
Si tu veux reconnaître les mauvaises personnes, il faut qu’elles puissent parler.

La parole, même la plus stupide ou insultante, agit comme une lumière. Elle révèle ce que chacun pense.
Et c’est cette lumière qui permet à la société de distinguer la bêtise du bon sens, la malveillance du désaccord.

Empêcher un discours ne fait pas disparaître l’idée, ça la cache. Et tout ce qu’on cache finit par pourrir. L’histoire l’a montré mille fois: les tabous produisent plus de monstres que la vérité.

La société aseptisée : le rêve des faibles et des tyrans

On nous vend aujourd’hui une société “sécuritaire” où personne ne se sent offensé.
En réalité, c’est une société stérile, où plus personne n’ose penser.

Quand tout discours est filtré, la vérité devient une affaire d’autorisation.
Et c’est là que la peur s’installe. La peur du mot entraîne la peur de la pensée. La peur de la pensée, la peur de l’action.

On le voit très bien ici, au Québec.
Sors de la doxa et tu deviens un paria.

Demande à Guillaume Lemay-Thivierge, banni des plateaux parce qu’il n’a pas chanté la bonne chanson sanitaire.
Demande au professeur Patrick Provost, suspendu par l’Université Laval pour avoir osé discuter de science hors du narratif officiel.
Demande à Éric Duhaime, diabolisé non pas pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il pense.

Ajoute à la liste Alexandre Cormier-Denis, Frédéric Bastien, Denis Lévesque, ou n’importe quel journaliste, chercheur ou humoriste qui ose parler sans permission.
Tous ont été lapidés; symboliquement, mais violemment, sur la place publique, par une foule qui croit défendre la morale alors qu’elle protège la peur.

C’est ça, une société aseptisée: un théâtre d’hypocrisie où tout le monde feint la vertu, pendant que la vérité étouffe sous les applaudissements

La liberté ne se négocie pas

On nous explique qu’il faut trouver un “équilibre” entre liberté d’expression et sécurité.
C’est faux. La liberté n’a pas de zone grise.
Tu es libre, ou tu ne l’es pas. Entre les deux, il n’y a rien.

Chaque fois qu’on te dit “oui, mais…”, c’est déjà trop tard.
Parce qu’à partir du moment où quelqu’un d’autre décide ce que tu peux dire, tu ne parles plus librement, tu récites ce qu’on t’autorise à penser.

Une société qui limite la parole au nom du confort moral ne protège pas la paix, elle protège le mensonge.
Et ce mensonge sert toujours les mêmes: ceux qui ont besoin du silence pour continuer à régner.

La liberté d’expression n’est pas un concept négociable ni une clause à interpréter selon les sensibilités du moment.
C’est un absolu. Parce que sans parole libre, plus rien n’est vérifiable, ni la vérité, ni la justice, ni le pouvoir lui-même.

La parole libre comme test d’intelligence

La liberté d’expression n’est pas qu’un droit. C’est une épreuve de maturité collective.

Ceux qui la défendent, même pour leurs adversaires, prouvent qu’ils ont compris ce qu’est la liberté: un principe qui protège tous, surtout ceux qu’on déteste.
Ceux qui veulent la restreindre prouvent qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils réclament: une prison pour les autres… dont ils finiront prisonniers.

Molyneux avait raison: la liberté d’expression, c’est un test d’intelligence.
Et aujourd’hui, beaucoup l’ont échoué.

Car dans un monde où chaque mot est surveillé, où chaque opinion doit être validée, il ne reste plus que l’obéissance.
Et l’obéissance n’a jamais fait naître la vérité, seulement la peur.

Sans parole libre, il ne reste qu’une parole autorisée.
Et une parole autorisée, ce n’est plus une opinion. C’est un ordre.

✍️ Le Volontariste

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