Au Canada, la propriété privée n’existe pas
Je le dis depuis plusieurs années: la propriété privée n’existe pas au Canada.
Et chaque fois que je le dis, on me rit au visage. On me traite de complotiste, de marginal, de type qui exagère tout.
Mais voilà qu’un jugement de la Cour suprême de la Colombie-Britannique vient confirmer mot pour mot ce que j’affirme depuis le début.
Et ce qui commence là-bas, va tranquillement s’étendre ici, au Québec.
Le fou qui avait raison
Pendant que tout le monde vivait dans l’illusion de “leur maison”, “leur terrain”, “leur sécurité”, je répétais que rien ne nous appartenait vraiment.
Pas la terre, pas la maison, pas tes bobettes, pas même la personne à notre nom.
On se moquait, parce que c’est plus rassurant de croire que ton hypothèque te rend propriétaire.
Mais il suffit d’un jugement pour que le château de cartes s’effondre.
Colombie-Britannique : quand le masque tombe
En août 2025, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a rendu un jugement dans le dossier Cowichan Tribes c. Colombie-Britannique.
Ce jugement reconnaît un titre autochtone sur une portion de territoire à Richmond, et affirme que les titres de propriété « fee simple », c’est-à-dire les titres privés reconnus par l’État, sont défectueux et invalides dans la zone revendiquée.
Concrètement, ça veut dire qu’un juge vient de dire à des familles, à des entreprises, à des municipalités:
“Vos titres ne valent rien. Vos papiers de propriété sont caducs.”
Et les effets se font déjà sentir.
Des entreprises ferment leurs portes, incapables d’obtenir de financement.
Des propriétaires voient leur renouvellement d’hypothèque refusé parce que la banque considère désormais leur maison comme un actif à risque.
Des gens qui ont payé toute leur vie se retrouvent pris dans un vide juridique, sans protection ni recours.
Et pendant ce temps, le gouvernement provincial refuse de voter une loi pour protéger les citoyens.
Le premier ministre David Eby invoque la “réconciliation”.
Mais comment peut-on parler de réconciliation quand l’effort de “réparer les torts du passé” consiste à dépouiller des gens vivants de ce qu’ils ont bâti de leurs propres mains?
Si la justice doit s’obtenir en volant la maison du voisin, ce n’est plus de la justice, c’est de la vengeance politique emballée dans un mot noble.
Gatineau : le même scénario se prépare
Pendant que les Britanno-Colombiens encaissent le choc, un procès similaire s’amorce au Québec.
La Première Nation Kitigan Zibi Anishinabeg a déposé une revendication territoriale devant la Cour supérieure du Québec.
Le territoire visé couvre des zones immenses: le Parc de la Gatineau, la réserve Papineau-Labelle, le réservoir Baskatong, et même des secteurs adjacents à la ville de Gatineau.
Les chefs autochtones assurent qu’ils ne veulent “expulser personne”.
Mais le simple fait de déposer cette action crée déjà une incertitude juridique qui menace les propriétaires et les institutions financières de toute la région.
Une maison dont le titre est contesté, même indirectement, perd immédiatement sa valeur, et les banques s’en éloignent.
Ce n’est pas une affaire régionale, ni une coïncidence.
C’est une tendance lourde: la remise en question du concept même de propriété privée au Canada.
Le Québec n’est pas mieux : la loi d’expropriation sans juste compensation
En 2023, le gouvernement du Québec a modifié sa Loi sur l’expropriation.
Avant, l’État devait payer une juste compensation basée sur la valeur marchande du bien.
Aujourd’hui, cette protection a disparu.
L’État peut désormais saisir un terrain ou une maison pour des motifs aussi vastes que “l’intérêt public”, la “protection du climat”, la “construction d’infrastructures” ou le “développement du logement”.
Et la compensation n’est plus déterminée par le marché, mais par l’État lui-même, selon ses propres critères.
En d’autres mots: il peut te prendre ta maison, et te donner ce qu’il juge “raisonnable”.
C’est exactement la même logique que celle du jugement Cowichan:
la propriété n’est jamais un droit, seulement une permission révocable.
Tu ne possèdes rien, parce que tu n’existes pas légalement
Voici le cœur du problème.
Tu crois être le propriétaire, mais ce n’est pas toi qui possèdes.
C’est ta personne juridique, une création de l’État.
Quand tu es né, l’État a créé un double légal de toi: la “personne physique”.
C’est elle qui signe, qui paie, qui possède, qui s’endette.
Mais elle ne t’appartient pas. Elle appartient à celui qui l’a créée: l’État.
Donc quand la maison, le terrain ou le véhicule sont enregistrés au nom de ta “personne”, c’est en réalité l’État qui détient la propriété par procuration.
Toi, tu n’es que le gestionnaire temporaire de ce que ton maître t’autorise à utiliser.
Tu crois posséder ta maison parce que tu en as les clés.
En réalité, tu ne fais que louer ta liberté sous caution.
Le jugement Cowichan n’a rien créé : il a révélé
Ce que ce jugement a fait, c’est arracher le rideau.
Le Canada n’a jamais reconnu la propriété privée dans sa Constitution.
La Charte canadienne des droits et libertés ne contient aucun article sur le droit de propriété.
Les chartes provinciales non plus.
Tout ce que tu possèdes est donc soumis au bon vouloir du législateur, du fonctionnaire ou du juge.
Et chaque crise, autochtone, écologique, sanitaire, devient un prétexte pour reprendre le contrôle sur ce qui t’appartient.
Ce n’est pas un accident.
C’est le design même du système: rien ne t’appartient.
La servitude polie
Le citoyen canadien travaille trente ans pour racheter ce que l’État lui a prêté.
Il paie des taxes pour continuer d’occuper ce qui est censé être à lui.
Et un matin, un juge ou un fonctionnaire peut lui dire: “Merci, c’est fini.”
Voilà la réalité.
La propriété privée n’existe pas au Canada.
Il n’y a que des autorisations temporaires accordées par l’État à ceux qui se tiennent tranquilles.
Et si tu refuses de te soumettre, il te reprendra ce qu’il t’a “donné”.
On nous avait dit que c’était une théorie du complot.
Maintenant, c’est la politique officielle: au Canada, tu ne possèdes rien et tu dois être heureux.
✍️ Le Volontariste


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