Le Québec n’est pas capitaliste. Il est administré.

On répète depuis des décennies que le Québec vit dans un système capitaliste tempéré par la solidarité. C’est faux. Ce que nous avons ici, ce n’est pas un marché libre avec un filet social. C’est une économie gérée par formulaires, subventions et permissions. Une économie où la réussite ne dépend pas de la valeur créée, mais de la capacité à plaire à l’appareil bureaucratique.

Le capitalisme repose sur une idée simple: tu offres quelque chose que les gens veulent, ils choisissent librement de te payer.
Au Québec, ce principe est secondaire. Ce qui compte d’abord, c’est l’autorisation.

Avant même de servir un client, il faut passer par l’État. Permis. Licences. Normes. Rapports. Inspections. Et évidemment, les frais qui vont avec. Ce n’est pas neutre. Ce n’est jamais neutre.

Les règles ne sont pas égales, elles sont sélectives

On aime dire que les règles s’appliquent à tous. C’est vrai sur papier. Dans la réalité, elles frappent surtout ceux qui n’ont pas les moyens de les absorber.

Une règle qui coûte 20 000 dollars par année n’empêche pas une grande entreprise d’opérer. Elle empêche un petit joueur d’exister.
Ce n’est pas un bug du système. C’est sa fonction.

Les grandes structures ont des départements entiers pour la conformité. Des fiscalistes. Des avocats. Des consultants. Pour elles, la bureaucratie est un avantage concurrentiel. Elle élimine la concurrence à leur place.

Pour le petit entrepreneur, la même règle est une condamnation lente. Pas parce qu’il est mauvais. Parce qu’il est seul.

La subvention comme récompense de l’échec

Ici, il faut être très clair pour les plus lents à comprendre.

Une subvention n’est pas de l’aide.
C’est un transfert forcé d’argent pris à des gens productifs pour soutenir des projets choisis politiquement.

Et au Québec, ces programmes ne récompensent ni l’efficacité, ni la rentabilité, ni la création réelle de valeur. Ils récompensent l’alignement idéologique, le bon vocabulaire, les bons réseaux.

Un projet inefficace mais conforme sera refinancé.
Un projet rentable mais indépendant sera surtaxé, réglementé, soupçonné.

C’est l’inverse d’une économie saine.

Quand tu subventionnes les mauvais résultats et que tu pénalises les bons, tu n’aides pas les faibles. Tu fabriques de la médiocrité structurelle.

Le copinage propre, légal et assumé

On aime croire que la corruption, c’est ailleurs. Des enveloppes brunes, des magouilles grossières. Ici, c’est plus élégant.

Les détournements de fonds sont légaux.
Ils passent par des programmes, des appels de projets, des organismes parapublics. Tout est signé, audité, validé. Et pourtant, le résultat est le même: l’argent circule toujours vers les mêmes milieux.

Ce n’est pas une économie. C’est un club.

Si tu connais les bonnes personnes, si tu parles le bon langage administratif, si tu fais partie du bon réseau, les portes s’ouvrent. Sinon, on te parlera de règles, de délais, de conformité.

Le monopole de la violence au service des monopoles économiques

Voilà le point que beaucoup refusent de regarder.

Ce système tient parce que l’État détient le monopole de la contrainte. Taxes obligatoires. Amendes. Fermetures. Saisies. Menaces légales. Tout cela ne repose pas sur le consentement, mais sur la force.

Les monopoles économiques ne sont pas naturels. Ils sont protégés.
Protégés par la loi. Protégés par la réglementation. Protégés par la police, les tribunaux et l’appareil fiscal.

Appeler ça du capitalisme est soit une erreur, soit un mensonge.
C’est du socialisme économique technocratique. Une planification indirecte où l’État ne produit rien, mais décide qui peut produire.

L’humain réduit à une variable

En 2026, au Québec, l’individu n’est plus un acteur. Il est un paramètre.

Le travailleur est un coût.
L’entrepreneur est un risque.
Le citoyen est une source de revenus.

On parle de données, d’indicateurs, de cibles, de plans quinquennaux déguisés. On ne parle plus de responsabilité individuelle, de liberté de choix, de dignité humaine concrète.

Le système ne sert plus l’humain.
L’humain sert le système.

Appeler ça de la justice sociale est une insulte

La justice sociale n’écrase pas les productifs.
Elle ne protège pas les inefficaces au détriment de ceux qui créent.
Elle ne transforme pas la contrainte en vertu morale.

Ce modèle n’est ni juste, ni solidaire, ni durable.
Il est confortable pour ceux qui le contrôlent. C’est tout.

La vraie question n’est donc pas économique. Elle est morale.

À quel moment a-t-on accepté qu’un système puisse punir la responsabilité, récompenser l’échec et appeler ça du progrès?

Et surtout, combien de temps encore allons-nous faire semblant de ne pas comprendre ce qui se passe sous nos yeux?

✍️Le Volontariste

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