🕊️ Demander la paix devient un crime. Voilà où nous en sommes.

En mai 2025, à Saint-Pétersbourg, une femme de 84 ans, Lioudmila Vassilieva, a été condamnée à une amende par un tribunal russe. Son crime ? Avoir brandi en public une pancarte réclamant « la paix », en pleine offensive militaire contre l’Ukraine.

Lioudmila n’est pas une activiste radicale. C’est une survivante du siège de Leningrad, l’un des épisodes les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale. Une femme marquée par la guerre, qui demande simplement qu’elle cesse.

Mais dans un régime autoritaire, demander la paix, c’est déjà défier l’État. C’est oser dire : « Vous avez tort. » Et cela ne peut être toléré.

📉 Les étapes d’un glissement vers la tyrannie

Ce cas bouleversant n’est pas une anomalie. C’est un symptôme. Un révélateur. L’histoire nous enseigne que les régimes oppressifs ne tombent pas du ciel. Ils s’installent par étapes. Et ces étapes, nous les connaissons.

Voici une grille de lecture plus complète que les trois niveaux souvent évoqués :

0. L’endoctrinement

Avant même la dérision vient la formation des esprits. L’école, les médias, la culture populaire diffusent l’idée que l’État est la solution, que désobéir c’est égoïste, que contester c’est dangereux.

1. La dérision et la diabolisation

Les dissidents sont ridiculisés, tournés en dérision, traités de « conspirationnistes », de « terroristes », ou d’« extrémistes ».
Ils deviennent la cible des médias subventionnés qui façonnent l’opinion publique contre eux.

2. L’exclusion et la censure

On les réduit au silence. Bannissements, blocages, censures, algorithmes, bannissements bancaires… Leur voix devient invisible. Leur message est enterré.

3. La criminalisation

Puis vient le passage à l’action : amendes, arrestations, condamnations, enlèvements « légaux » pour avoir osé parler.
Lioudmila est ici. Les camionneurs du convoi pour la liberté aussi. Et nous y glissons collectivement.

4. L’élimination

Quand tout cela ne suffit plus, quand certains continuent de parler malgré tout, on les fait disparaître. Physiquement.
Certains pays comme la Corée du Nord ou Cuba sont déjà à cette étape.


La Russie y a mis un pied. Le Canada ? Il s’en approche à grands pas.

Ce que la Russie nous montre, c’est nous

L’histoire de Lioudmila pourrait faire sourire de pitié certains Canadiens, confortablement installés dans leur sentiment de supériorité morale.
Mais ont-ils regardé chez eux ?

  • Des citoyens ont vu leurs comptes bancaires gelés.
  • D’autres ont été emprisonnés sans procès long.
  • Des dons anonymes ont été rendus publics, leurs auteurs harcelés ou renvoyés.
  • Des protestations pacifiques ont été traitées comme des actes terroristes.

Tout cela non pas en Russie. Mais au Canada. En 2022.
Sous prétexte de sécurité. Sous prétexte de crise. Sous prétexte de bien commun.

🎭 L’hypocrisie des médias : deux poids, deux mesures

Le plus abject dans tout cela, c’est l’hypocrisie médiatique.

Les grands médias canadiens s’indignent bruyamment du sort réservé à cette vieille dame russe, en la présentant comme une héroïne de la paix muselée par un État brutal.

Mais où étaient ces mêmes journalistes quand des mères de famille canadiennes ont été arrêtées pour avoir klaxonné en soutien aux camionneurs?
Où étaient leurs larmes quand un pasteur s’est fait traîner par la police pour avoir tenu une messe?
Pourquoi ce qui est une tyrannie chez l’autre devient soudain une “nécessité démocratique” chez nous?

La vérité est simple :

Ils ne défendent pas la liberté. Ils défendent leur pouvoir. Et quand la liberté devient un danger pour leur influence, ils la piétinent avec le sourire et des grands mots.


🚨 Ce qui se passe là-bas peut arriver ici

Ce qu’a vécu Lioudmila est tragique. Mais ce n’est pas exceptionnel. Ce n’est pas éloigné. Ce n’est pas réservé à l’« Est ».

C’est une alerte. Un miroir. Un avertissement.

Si nous ne défendons pas aujourd’hui le droit de parler,
demain, nous n’aurons plus que le droit de nous taire.

Le Volontariste
Auteur libre et penseur insoumis
Pour la liberté de penser, sans permission ni condition.

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