Reprendre l’économie des mains de la machine
La sensation d’essoufflement est palpable. Crises après crises, mesures après mesures, on sent bien que quelque chose ne tourne pas rond. Pourtant, pour une grande partie de la population, ce qui se passe actuellement n’est qu’un désordre passager. Un cap à traverser. Une série d’ajustements politiques, économiques, technologiques. Et après? On reprendra « la vie normale ».
Mais c’est une illusion.
Ce que nous vivons n’est pas une série de crises isolées. C’est la fin d’un modèle, et l’émergence lente, progressive, insidieuse, d’un nouvel ordre technocratique mondial.
Et dans ce nouveau monde, l’être humain n’est plus une finalité, il est un moyen.
Une ressource.
Une donnée.
Un rouage.
La logique de l’exploitation rationnelle
À travers l’histoire, on a connu des systèmes qui reposaient sur l’asservissement brutal; esclavage, féodalisme, dictatures militaires. Aujourd’hui, le contrôle est plus subtil, plus perfectionné. Il se cache derrière les algorithmes, les indicateurs économiques, les discours de santé publique, les promesses de développement durable ou de sécurité numérique.
Le fondement, lui, n’a pas changé: l’humain est instrumentalisé au profit d’un système qui se nourrit de lui.
Il produit.
Il consomme.
Il paie.
Il obéit.
Et tant qu’il fait tout cela sans trop de résistance, il est « libre ».
Mais il ne faut pas se méprendre: ce système n’a pas été conçu pour élever l’homme, il a été conçu pour optimiser l’exploitation de ses capacités au service de l’économie globale.
Et cela devient de plus en plus visible.
La Chine : miroir du futur que l’on nous prépare
Regardons froidement l’exemple chinois.
Un pays où la technologie n’est pas au service de la liberté, mais du contrôle.
Où les caméras, les applications, les bases de données biométriques ne servent pas à protéger, mais à surveiller, noter, conditionner, punir.
Le crédit social chinois n’est pas une dystopie. C’est une réalité. Et c’est un modèle.
Un modèle où la conformité est récompensée, la dissidence pénalisée, où l’on restreint l’accès aux transports, au logement, à l’emploi selon votre score de citoyen.
Un modèle où l’intelligence artificielle analyse vos expressions faciales, vos habitudes d’achat, vos fréquentations.
Un modèle où le moindre comportement peut être jugé non rentable pour le système, et donc corrigé.
Ce système n’est pas seulement accepté par une majorité de Chinois, il est envié par plusieurs gouvernements occidentaux, qui voient là un outil puissant de gestion des masses.
Alors non, ce n’est pas de la science-fiction.
C’est une trajectoire.
Et c’est celle que nous empruntons à petits pas, sous prétexte de santé, de climat, de paix sociale, de lutte contre la désinformation.
Mais que servir, au juste?
Voici la vraie question.
À quoi sert l’humain aujourd’hui?
Et surtout, à quoi devrait-il servir?
Dans le monde actuel, l’humain sert l’économie. Il est jugé en fonction de son utilité. Sa santé mentale, sa liberté, sa créativité sont secondaires. Ce qui compte, c’est son efficacité, sa capacité d’adaptation, sa rentabilité. Et si, un jour, il devient trop coûteux, trop revendicateur, trop libre… il devient un problème.
Mais une autre voie est possible.
Une voie dans laquelle l’économie redevient un outil, un simple outil au service d’une mission humaine.
Revenir à une économie humaine
Cette mission humaine, elle n’a rien d’abstrait:
Elle consiste à se demander comment nous pourrions vivre, créer, échanger, bâtir, innover, soigner, cultiver, enseigner, non pas sous la contrainte d’un système centralisé, mais par volonté libre, dans des structures qui respectent la souveraineté de chacun.
Autrement dit:
- Non pas une économie de soumission,
- Mais une économie de coopération.
- Non pas une logique de contrôle,
- Mais une logique de sens.
- Non pas un monde d’humains au service des chiffres,
- Mais un monde où les chiffres sont au service des humains.
Une transition déjà en cours
Certains s’organisent. En silence. En marge du bruit.
Ils ne cherchent pas à réparer l’ancien monde, mais à bâtir autre chose.
Ils expérimentent, ils créent, ils s’entraident.
Pas dans un rejet nihiliste du progrès ou de la modernité, mais dans une volonté lucide de recentrer l’économie autour de l’humain, et non l’inverse.
C’est un chemin exigeant.
Mais il existe.
Et il est déjà emprunté.
Le moment venu
Peut-être que cette idée résonne en toi.
Peut-être que tu ressens, confusément, que le contenant dans lequel tu vis ne correspond plus à ce que tu es.
Tu n’es pas seul.
Du 31 juillet au 3 août, des centaines de personnes se réuniront pour penser, créer, s’inspirer et bâtir autrement.
La 100000e Vague ne sera pas un simple événement, mais un point de bascule pour celles et ceux qui veulent redonner du sens à leur trajectoire.
Si tu sens l’appel, viens voir.
Peut-être que ce sera, pour toi aussi, le début de quelque chose de plus grand.
Le Volontariste
Auteur libre et penseur insoumis
Pour la liberté de penser, sans permission ni condition.


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