Non, ce n’est pas « public ». C’est gouvernemental. Nuance cruciale.
Le mot public a été kidnappé. Séquestré. Torturé jusqu’à ce qu’il crache la version officielle.
Aujourd’hui, on te le sert à toutes les sauces:
Services publics. Santé publique. Radio publique. Argent public.
Mais à quel moment public est-il devenu synonyme de gouvernemental?
Est-ce qu’on a voté là-dessus?
Non.
Est-ce qu’on nous a consultés?
Toujours pas.
Est-ce qu’on peut choisir autre chose?
Jamais.
Parce qu’en réalité, ce n’est pas « public ». C’est imposé.
Ce que « public » veut dire… dans la vraie vie
Dans un monde normal, le mot « public » veut dire tout le monde.
Un lieu public, c’est un endroit où tu peux aller librement.
Un débat public, c’est une conversation ouverte à tous.
Un bien public, c’est quelque chose que nous finançons et utilisons volontairement.
Mais dans la bouche de l’État, « public » veut dire:
contrôlé par l’État, financé par la force, administré sans responsabilité, impossible à refuser.
Et le pire? On te fait croire que c’est à toi.
L’illusion de propriété
L’État adore dire que l’hôpital, c’est « ton » hôpital. Que Radio-Canada, c’est « ta » télé.
Que l’Hydro, c’est « ton » électricité.
Alors teste ta propriété:
- Essaie de ne pas payer ta facture Hydro.
- Essaie de demander un remboursement pour un service que tu n’utilises pas.
- Essaie de décider qui dirige.
Tu verras à quelle vitesse « ton » bien public redevient « leur » bien gouvernemental.
C’est comme appeler un champ clôturé « terrain de jeu communautaire ». Tu peux le regarder, mais pas y entrer.
Un vol de vocabulaire stratégique
Ce glissement n’est pas un accident. C’est une manœuvre de propagande.
En collant l’étiquette « public », l’État te vend l’idée que ces institutions t’appartiennent.
Mais en réalité, elles sont protégées comme des forteresses bureaucratiques, où le citoyen lambda n’a aucun droit réel.
Et attention si tu critiques: tu es soudainement contre le bien public.
Contre la société.
Contre le vivre-ensemble.
Tu veux une option privée? Tu es pour les riches.
Tu refuses de payer pour un service inutile? Tu es égoïste.
Tu veux gérer ton argent? Tu es antisocial.
Le langage est devenu une arme.
Et pendant que tu te défends, eux continuent de te tondre.
Ce que serait vraiment un service public
Un vrai service public respecterait la liberté de choix.
Tu veux contribuer? Tu contribues.
Tu veux t’organiser autrement? Libre à toi.
Tu veux créer quelque chose pour ta communauté? Personne ne t’en empêche.
Ce n’est pas un rêve. C’est du volontarisme.
Un modèle où les services appartiennent à ceux qui les financent et les utilisent.
Où la gouvernance vient de ceux qui participent.
Et où personne ne t’impose de cotisation sous la menace.
Reprendre les mots, c’est reprendre le pouvoir
Tant qu’on accepte de dire « service public » pour parler d’un monopole gouvernemental, on se condamne à confondre soumission et solidarité.
La vraie solidarité est volontaire.
Le vrai service public, c’est celui que tu peux choisir.
Le reste, c’est du marketing étatique.
Appelons les choses par leur nom.
Ce sont des institutions gouvernementales. Pas publiques.
Tu veux une société vraiment publique?
Commence par quitter celle qui t’appelle « citoyen » pendant qu’elle te traite comme une vache à lait.
✍️ Le Volontariste


No responses yet