Canada 2025 : la compassion administrée et la mort en solution ; bienvenue dans notre version du programme T4

Il y a des années que je le dis: ce pays glisse vers quelque chose de sombre. Pas une caricature à la télé, pas une dictature en bottes et uniformes, mais une dictature moderne, propre, administrative, polie. Une dictature qui ne cogne jamais à la porte, mais qui glisse une directive dans une boîte courriel interne.

On m’a ri au visage.
On m’a traité de fou.
On m’a dit “arrête de dramatiser”.
On m’a dit “ici, on est en sécurité”.

Et puis un matin, tu ouvres le journal et tu lis que le ministère de la Santé ordonne aux paramédics de Montréal et Laval de ne plus réanimer les gens en arrêt cardiorespiratoire s’ils n’ont pas de pouls immédiatement détectable.

Voilà.
Nous y sommes.

C’est ce moment précis où le vernis craque et où la vraie nature du régime apparaît.

Un État qui ne soigne plus : il trie

Appelle ça comme tu veux.
Un protocole.
Une directive.
Un ajustement.
Une décision technique.

Dans les faits, c’est une ligne tracée entre ceux qui méritent qu’on les sauve… et ceux qu’on laisse mourir.

Vous voulez un parallèle historique? En voilà un, clair, direct et assumé: C’est exactement la logique du programme T4 en Allemagne dans les années 1930.

Pas dans sa forme extrême, pas dans ses horreurs finales, mais dans ses premiers pas, ceux qui l’ont rendu possible.
Ça commence toujours par une gestion utilitaire de la vie humaine. Par des médecins qui suivent des consignes. Par des décisions “rationnelles”. Par des formulaires.
Et ça finit où on sait.

Nous ne sommes pas “pareils”. Mais nous suivons la même pente.

La mort comme service public le plus efficace du pays

Pendant qu’on apprend que l’État ne tente plus systématiquement de réanimer ses citoyens, on voit apparaître des histoires qui se répètent toutes selon la même logique glaciale.

D’abord, il y a l’affaire Jolene Van Alstine.
Une femme de Saskatchewan, souffrant d’un problème parathyroïdien grave.
Une chirurgie existe. Elle fonctionne.
Mais il n’y a plus personne pour la faire au Canada.

Aucun spécialiste. Aucune référence. Aucune solution.

Sauf une.

L’aide médicale à mourir, l’unique programme de santé qui n’a jamais de liste d’attente.

Alors elle fixe sa date. Janvier 2026.
Non pas pour mourir, mais parce qu’elle n’a pas les moyens de vivre dans un système qui prétend la protéger.

Ironiquement, l’aide lui vient des États-Unis.
Pas du “pays progressiste”, mais du voisin capitaliste qu’on a diabolisé toute notre vie.

Et puis il y a Roxanne, ici même au Québec.
26 ans.
Deux jeunes enfants.
Une maladie du trijumeau qui la fait hurler silencieusement chaque jour.
Le système québécois la “soigne”, mais ne peut pas la guérir.
Le seul traitement efficace est ailleurs, dans ces fameux États-Unis où, paraît-il, on laisse mourir les pauvres dans la rue.

Ici, pour survivre, dans un système qui dépense 54 milliards par années, elle doit lever 100 000 $.
Et pendant qu’elle souffre, qu’est-ce que le système lui glisse doucement?


Encore l’AMM.
Toujours l’AMM.

On ne sauve plus les gens.
On leur propose de se retirer proprement.

Notre système de santé n’est plus universel.
Il est universel uniquement dans sa capacité à abdiquer.

Et le pire? Ce n’est pas exceptionnel. C’est culturel.

Tu te rappelles de la vétérane canadienne à qui on a offert la mort au lieu d’une rampe d’accès?
C’était en plein cœur du gouvernement fédéral.
Pas un excès individuel.
Pas un “incident isolé”.
C’était un automatisme administratif.
Une case dans un formulaire.
Une solution “efficace”.

Dans un pays normal, ce serait un scandale national.
Ici, c’est mardi.

Ce n’est plus un glissement. C’est une normalisation.

Et pendant que ces histoires s’empilent, j’entends encore des gens me dire que je “fais des liens qui n’existent pas”.

Mais ce sont eux qui refusent de voir ce qui crève les yeux.

Et le pire n’est même pas encore arrivé : 2027 sera l’année du basculement

Parce que ce qu’on vit en 2025, aussi grave que ce soit, ce n’est pas le fond du baril. Le Canada a déjà prévu la prochaine étape. On ne fait plus semblant. En 2027, l’AMM doit officiellement s’ouvrir aux personnes souffrant de troubles mentaux, même en l’absence de maladie physique terminale. On parle de dépression, d’anxiété sévère, de troubles de personnalité, des conditions qui, par définition, altèrent le jugement et nécessitent du soutien, pas une seringue.

Et comme si ce n’était pas assez obscène, on discute déjà dans les coulisses de l’idée d’étendre l’AMM aux mineurs “matures” souffrant de détresse psychologique. Des adolescents. Des jeunes en pleine turbulence émotionnelle. Des enfants qui, dans un moment de désespoir, auraient besoin d’être entourés, pas d’être euthanasiés légalement au nom de la “compassion”. Ce n’est pas assez de les castrer, il faudrait maintenant leur offrir la mort comme solution thérapeutique.

C’est écrit noir sur blanc dans les recommandations fédérales.
Ce n’est pas une théorie.
Ce n’est pas une rumeur.
C’est le plan.

Et quand un État commence à considérer la mort comme une option thérapeutique pour un gamin de 15 ans en dépression, tu ne peux plus dire qu’on exagère en parlant de dérive totalitaire. C’est la finalité logique d’un système qui voit la souffrance humaine comme une nuisance qu’on doit éliminer proprement. Un système qui ne cherche plus à guérir, mais à réduire ses statistiques.

En Allemagne, dans les années 1930, le programme T4 a commencé par les malades incurables.
Ensuite les personnes handicapées.
Ensuite les “indésirables”.
Toujours au nom de l’efficacité, de la science, du bien commun.

On connaît la pente.
Le Canada est maintenant engagé sur la même.
La seule différence, c’est que nous avons des téléconférences Zoom à la place des uniformes bruns.

“Dictature”? Oui. Une dictature technocratique, propre, hygiénique.

Chaque fois que j’utilise ce mot, on me regarde comme si je viens d’annoncer l’arrivée des extraterrestres.

Pourtant, ce que je décris n’a rien d’extraordinaire.
C’est même banal dans l’histoire humaine.

Une dictature moderne ne se manifeste pas par des bottes et des drapeaux.
Elle se manifeste par des protocoles, des décisions techniques, des restrictions justifiées par “les ressources limitées”, des directives médicales qui redéfinissent tranquillement la valeur d’une vie.

Le Canada n’a pas besoin d’un tyran classique.
Il a besoin d’un système qui cesse de considérer ses citoyens comme des êtres humains et commence à les traiter comme des dossiers à clore.

C’est fait.

Le Canada ne protège plus ses citoyens. Il les administre.

Et dans cette administration, il n’y a plus de place pour la fragilité humaine, la souffrance, la complexité, les cas difficiles.

Il n’y a que des cases.
Et si tu tombes dans la mauvaise, la seule porte qu’on t’ouvre mène vers la sortie.
La vie devient un coût. La maladie devient un problème à éliminer. La mort devient une option standard.

Et moi, après toutes ces années où je disais qu’on allait se rendre là, je regarde le paysage actuel et je me dis:

On y est.
Pas demain.
Pas éventuellement.
Maintenant.

Ceux qui me riaient au visage peuvent continuer s’ils veulent.
Mais qu’ils ne viennent pas dire, plus tard, qu’ils ne savaient pas.

Parce que ce qui s’installe ici, devant nous, ce n’est pas un accident.
C’est un modèle.
Un modèle qui porte un nom depuis longtemps: la gestion utilitaire de la vie humaine, la philosophie exacte du programme T4.

Et si on ne le nomme pas, on le répète.

✍️ Le Volontariste

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